Guerre contre l'Europe : Poutine rassure Trump, mais continue de frapper l'Ukraine

Vladimir Poutine a assuré n’avoir « aucun plan agressif » envers l’Europe lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump mardi, selon le Kremlin. Cette déclaration intervient alors que plusieurs services de renseignement occidentaux, dont celui de l’Allemagne, évoquent depuis des mois la préparation d’une possible offensive russe contre un pays de l’OTAN d’ici la fin de la décennie. Le patron de la CIA, John Ratcliffe, s’était rendu à Moscou fin août, une première depuis cinq ans, officiellement pour évoquer le dossier ukrainien — mais que plusieurs analystes occidentaux relient aux craintes d’un passage à l’acte russe contre la Pologne ou la Roumanie.

Un appel d’une heure après la tournée de Witkoff et Kushner

L’échange entre les deux dirigeants, qualifié de « constructif et assez franc » par le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, a duré environ une heure. Il faisait suite à la visite ce week-end des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, reçus à Moscou puis à Kiev pour tenter de faire avancer les discussions sur un règlement du conflit ukrainien. Selon Ouchakov, les deux présidents ont jugé positivement les résultats de cette tournée. Poutine aurait également détaillé à Trump la situation sur le front et les objectifs militaires russes en Ukraine. Aucune annonce de cessez-le-feu n’a suivi cet appel. La Maison Blanche n’a pas commenté publiquement l’échange dans l’immédiat.

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Des frappes reprennent sur Kiev le jour même

Quelques heures avant cet appel, la Russie a repris ses frappes de missiles et de drones sur la capitale ukrainienne, mettant fin à une pause de trois jours dans les bombardements. L’attaque a fait au moins deux morts selon des journalistes de l’AFP sur place. Cette accalmie temporaire coïncidait précisément avec le passage des émissaires américains à Moscou et à Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté évoqué la possibilité d’une désescalade dès l’hiver prochain, tout en estimant que Poutine avait besoin de ménager Trump, notamment avant les élections américaines de mi-mandat début novembre.

Des alertes répétées des services occidentaux

Les propos de Poutine sur l’absence de visée agressive contre l’Europe surviennent alors que plusieurs pays européens redoutent une escalade. Le renseignement danois a affirmé début septembre que la Russie préparait des actions de sabotage visant l’industrie de défense du Danemark, recrutant notamment des civils via les réseaux sociaux. La Lituanie a de son côté averti début août d’un scénario où Moscou pourrait utiliser des drones ukrainiens capturés pour mener une frappe sous faux drapeau contre un pays balte.

En Allemagne, le président du service fédéral de renseignement, Bruno Kahl, avait indiqué devant le Bundestag que l’armée russe pourrait être en mesure d’engager un conflit direct avec l’OTAN d’ici la fin de la décennie, évoquant une hausse sensible des actes d’espionnage et de sabotage attribués à Moscou. Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, ce type d’alerte s’est multiplié à mesure que les tensions entre la Russie et les pays occidentaux se sont durcies.

2 réflexions au sujet de “Guerre contre l'Europe : Poutine rassure Trump, mais continue de frapper l'Ukraine”

  1. Trump a enfumé Poutine avec son « esprit d’Anchorage » mais la fête est finie, c’est au tour de Poutine de promener le gros qui devrait vite comprendre que le Ruskoff manie un humour à froid pas piqué des vers !

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  2. « alors que plusieurs pays européens redoutent une escalade »

    Le discours des €urocrades a changé, il provoquent les Russes depuis des mois, ils empêchent zézésky de négocier et maintenant ils « redoutent » de se faire défoncer.
    Quelle bande de toccards

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