Avec le déclenchement du conflit russo-ukrainien, le secteur énergétique mondial a connu divers soubresauts. La Russie et l’Ukraine sont des piliers importants dans la chaîne d’approvisionnement internationale d’hydrocarbures. Le pétrole et le gaz sont les moteurs de l’économie mondiale et lorsqu’il y a des perturbations dans le système d’approvisionnement, les répercussions ne se font pas attendre. La Russie figure dans le top 5 des plus importants producteurs d’or noir de la planète.
Suite à l’avènement du conflit avec l’Ukraine, Moscou a perdu certaines parts de marché. L’Ukraine a également adopté une stratégie consistant à cibler diverses infrastructures stratégiques russes dans le but d’affaiblir la capacité de Moscou à approvisionner les troupes au front. Face à ces différents enjeux, la Russie mise sur des projets qui peuvent lui donner encore plus de poids. C’est ainsi que Moscou a débuté le processus de commercialisation de son pétrole issu de son projet Vostok Oil.
l’Arctique, une « mine d’or » pour la Russie
Ce projet est localisé dans l’Arctique et, d’après des sources concordantes, il pourrait produire 2 millions de barils par jour, ce qui représente une énorme manne pour la Russie. La zone de l’Arctique recèle d’importants gisements d’hydrocarbures et elle fait l’objet de nombreuses convoitises. Les Russes et les Américains mènent des campagnes actives pour y débuter d’ambitieux projets alors que divers organismes s’inquiètent de l’appétit de ces superpuissances pour les hydrocarbures qui se trouvent dans le sous-sol de l’Arctique. En effet, une exploitation à grande échelle des ressources en hydrocarbures de l’Arctique pourrait avoir des conséquences sur la santé de l’environnement.
La Russie compte bien profiter de son projet Vostok Oil et l’étendre dans les années à venir. C’est la société d’État Rosneft qui pilote ce projet. La commercialisation du projet a commencé au cours de ce mois de septembre et Rosneft a mis les petits plats dans les grands pour atteindre ses objectifs. 2 millions de barils par jour représentent près de 2 % de l’approvisionnement mondial en pétrole, ce qui laisse entrevoir de très bonnes perspectives pour l’économie russe, dont la stabilité repose en grande partie sur les fluctuations du marché mondial des hydrocarbures.



