Guerre en Iran : la facture carburant dépasse les 100 milliards de dollars pour les Américains

Un million de dollars supplémentaire s’ajoute toutes les deux minutes à la facture énergétique des ménages américains depuis le début du conflit contre l’Iran. Le cumul atteint désormais 100 milliards de dollars de surcoût sur l’essence et le diesel en six mois, d’après le dispositif de suivi mis en place par l’université Brown, dont les chiffres ont été relayés lundi par le média Axios.

Un surcoût qui varie fortement selon les États

Rapporté à l’échelle d’un foyer, l’addition atteindrait 763 dollars en moyenne depuis le déclenchement des hostilités entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran le 28 février. Tous les États ne seraient pas égaux face à cette hausse : le Texas concentrerait à lui seul 11 milliards de dollars de dépenses supplémentaires, un montant que les chercheurs expliquent par les forts volumes de consommation locale. La Californie et la Floride suivent, avec respectivement 8 et 5 milliards de dollars de surcoût cumulé.

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Le calcul repose sur une comparaison entre les prix réellement constatés à la pompe et une simulation de ce qu’auraient été ces prix sans conflit. L’écart obtenu est ensuite multiplié par les volumes de carburant effectivement consommés à l’échelle du pays.

Le gazole plus touché que l’essence

L’essence pèse le plus lourd dans la facture globale, les Américains en consommant nettement davantage. Le gazole affiche toutefois la plus forte progression relative, avec un bond de plus de 60 % depuis fin février, contre 39 % pour l’essence. Cette flambée du diesel inquiète les acteurs du transport routier, une hausse des coûts de fret pouvant ensuite se répercuter sur les prix de nombreux produits de consommation courante, y compris alimentaires.

À titre de comparaison, la guerre en Irak engagée en 2003 avait généré environ 3 000 milliards de dollars de dépenses pour les finances publiques américaines sur plusieurs années, un montant qui ne prenait pas en compte l’impact direct sur le budget carburant des ménages, contrairement au calcul réalisé aujourd’hui pour le conflit iranien.

Interrogé sur la hausse des prix, le président Donald Trump a répondu auprès de l’agence Reuters : « S’ils montent, ils montent ». Il a pointé du doigt les compagnies pétrolières, qu’il accuse de profiter de la situation pour gonfler leurs marges.

Annoncée initialement pour une durée de quatre à cinq semaines par la Maison Blanche, l’offensive entre dans son sixième mois sans qu’aucune sortie diplomatique ne se dessine, à moins de deux mois des élections de mi-mandat.

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