Aucune arme nouvelle n’a encore été utilisée sur le terrain, mais Téhéran affirme les tenir prêtes. Le porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général de brigade Hossein Mohebbi, a fait cette annonce lundi 21 septembre 2026 lors d’un entretien à la chaîne Al-Alam.
Un arsenal tenu en réserve depuis le début du conflit
Selon les déclarations rapportées par l’agence Fars, ces équipements auraient été développés pendant et avant la guerre qui oppose l’Iran aux États-Unis depuis fin février 2026. « Nous allons déployer sur le terrain des armements inédits, aux capacités nouvelles, et le monde en sera stupéfait », a déclaré Mohebbi. Le responsable militaire a précisé que la liste des cibles iraniennes avait également évolué depuis les précédents échanges de tirs. « Les objectifs visés ne correspondent plus forcément à ceux d’hier ; nous disposons de cibles inédites », a-t-il ajouté, sans détailler la nature des équipements concernés ni les sites visés.
Le conflit entre les deux pays a démarré fin février 2026, après l’échec de négociations sur le programme nucléaire iranien. Un mémorandum signé le 17 juin par les présidents américain et iranien avait mis fin à une première phase de la guerre, avant une reprise des frappes fin août dans le détroit d’Ormuz. Les échanges auraient diminué en intensité ces dernières semaines, sans que les deux camps n’aient officiellement rouvert de canal diplomatique.
Le détroit d’Ormuz toujours fermé
Mohebbi a également évoqué la situation du détroit d’Ormuz, fermé depuis une frappe américaine survenue en début de conflit. Selon lui, Washington n’aurait pas réussi à rouvrir ce passage stratégique malgré le déploiement de ses moyens navals dans la région. Le porte-parole du CGRI a affirmé que des missiles et drones iraniens avaient atteint des bases américaines considérées jusque-là comme difficiles d’accès, dont des centres de renseignement situés dans le Golfe et au nord de l’Irak.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial selon les données historiques de l’Agence internationale de l’énergie, reste un point de friction central du conflit depuis sa fermeture au printemps 2026.
Une rhétorique déjà utilisée par le passé
Cette annonce ne constitue pas une première pour le commandement militaire iranien. En septembre 2017, un commandant du CGRI, le général Gholam-Ali Rashid, avait déjà averti que l’Iran comptait choquer ses ennemis grâce à des innovations technologiques et une stratégie qualifiée d’hybride. En 2023, le CGRI avait présenté le missile hypersonique Fattah-2 lors d’une exposition militaire supervisée par le guide suprême Ali Khamenei.
Le communiqué du CGRI n’a pas été accompagné d’éléments techniques vérifiables sur la nature exacte des armements évoqués. Washington n’a pas réagi publiquement aux déclarations de Mohebbi à l’heure de la publication de cet article.


