Le diesel américain a atteint 6,4866 dollars le gallon le 19 septembre 2026, établissant un nouveau record national, selon AAA. Le prix moyen a ainsi progressé d’environ 75 % sur un an, contre 3,7060 dollar à la même date en 2025.
Un nouveau sommet après le seuil des 6 dollars
La progression s’est accélérée au cours du mois. Le prix moyen national avait franchi pour la première fois la barre des 6 dollars le 10 septembre, selon GasBuddy, avant de poursuivre sa hausse. Reuters rapportait alors que cette augmentation était liée à plusieurs perturbations de l’offre, dont les conséquences de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les attaques ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières russes et les restrictions sur certaines exportations de carburants.
Les données de l’Energy Information Administration (EIA) montrent aussi une progression rapide. La moyenne hebdomadaire américaine est passée de 5,599 dollars le gallon le 31 août à 5,967 dollars le 7 septembre, puis à 6,285 dollars le 14 septembre.
La situation est encore plus marquée sur la côte Ouest. Pour la semaine du 14 septembre, le diesel atteignait 7,250 dollars le gallon dans cette région, contre 8,039 dollars en Californie, selon l’EIA.
Les perturbations internationales pèsent sur le diesel
La flambée américaine intervient dans un marché mondial déjà fortement perturbé. Dans son rapport publié le 11 septembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que les exportations de produits raffinés depuis les pays du Golfe avaient diminué de près de 60 %, soit 3,7 millions de barils par jour, par rapport à février. Les exportations de diesel et de gasoil depuis le Golfe et la Russie avaient, elles, reculé de 1,6 million de barils par jour en août par rapport à février.
L’AIE estime que le diesel représente près de 30 % de la demande mondiale de pétrole. Aux États-Unis, les prix du diesel sur le marché avaient dépassé 200 dollars le baril début septembre, soit environ 94 % au-dessus de leur niveau précédant la guerre.
Des stocks américains sous pression
Les réserves constituent un autre élément de la tension sur le marché. Selon Reuters, les stocks américains de diesel étaient début septembre 13 % sous leur moyenne des cinq dernières années. Les marges de raffinage avaient également atteint des niveaux records, signe d’une forte tension sur les produits raffinés.
Cette situation intervient alors que les perturbations touchent plusieurs régions productrices. L’AIE indique que les stocks mondiaux observés ont diminué de 95 millions de barils en août, portant les retraits cumulés depuis février à 507 millions de barils. L’agence estime que les perturbations au Moyen-Orient et en Russie continuent de limiter l’approvisionnement en produits raffinés.
Pour les transporteurs routiers, les agriculteurs et les activités industrielles américaines, dont le fonctionnement dépend largement du diesel, la progression du prix du carburant constitue une pression supplémentaire sur les coûts.



