Guerre en Iran : Trump espère la fin du conflit et affirme que Téhéran veut un accord

Donald Trump a affirmé mercredi 16 septembre espérer que la guerre en Iran touche à sa fin, assurant que Téhéran cherche activement à conclure un accord avec Washington. Le président américain s’exprimait sur le tarmac de l’aéroport de Charlotte, en Caroline du Nord, précisant que les échanges avec les responsables iraniens se font désormais sans intermédiaire.

Interrogé sur l’existence d’intermédiaires dans ces discussions, Trump a été catégorique : « Directement ». Il a ensuite ajouté, à propos de la phase actuelle du conflit : « Nous sommes peut-être vers la fin de la guerre. Ils veulent conclure un accord. » Ces propos ont été tenus avant qu’il ne rejoigne un meeting de campagne à Gastonia, en soutien au candidat républicain au Sénat Michael Whatley.

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Une guerre entamée fin février

Le conflit remonte au 28 février, lorsque Donald Trump a annoncé le lancement d’« opérations de combat majeures » contre l’Iran, donnant le coup d’envoi à des frappes conjointes américano-israéliennes visant des sites militaires, gouvernementaux et des infrastructures stratégiques. Des délégations américaines et iraniennes s’étaient ensuite engagées dans des négociations en juin, sur la base d’un mémorandum d’entente signé par les deux pays. Ces discussions avaient toutefois échoué, les deux camps continuant d’échanger des frappes, avec le détroit d’Ormuz comme point de friction principal. En août, Trump avait haussé le ton en promettant une « opération économique implacable » pour forcer Téhéran à céder.

À titre de comparaison historique, ce n’est pas la première confrontation directe entre les deux camps : lors de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël en juin 2025, l’armée américaine avait déjà mené des frappes ciblées contre trois installations nucléaires iraniennes, que Trump avait alors qualifiées d’avoir « anéanti » le programme nucléaire du pays.

Des annonces de fin de guerre répétées depuis six mois

Les déclarations de mercredi s’ajoutent à une longue série de pronostics similaires formulés par le président américain depuis le début du conflit. Fin mars et début avril, il évoquait un retrait dans un délai de « deux à trois semaines ». Fin mars également, il assurait que la guerre était « gagnée » et que l’Iran était « totalement vaincu ». Plus récemment, le 9 septembre, il liait la fin des hostilités à la tenue des élections de mi-mandat prévues début novembre. Aucune de ces échéances n’a pour l’instant été suivie d’effet.

La réalité derrière l’optimisme de Trump

Sur le terrain, la situation reste marquée par une intensification plutôt qu’un apaisement. Des évaluations classifiées suggéreraient que l’Iran a reconstitué une partie de ses capacités de tir de missiles, en contradiction avec les annonces initiales de l’administration américaine. Début septembre, une attaque de missiles et de drones aurait visé des bases américaines au Koweït, tandis que les forces américaines ont revendiqué la destruction de cinq pétroliers iraniens.

Le coût économique se fait sentir des deux côtés. Les prix du pétrole ont dépassé les 100 dollars le baril après la reprise des hostilités autour du détroit d’Ormuz, tandis que l’essence aux États-Unis avait déjà franchi les 4 dollars le gallon, un niveau inédit depuis 2022. Le conflit s’invite aussi dans la campagne électorale. Trump a tenu ces propos à Charlotte puis lors d’un déplacement à Gastonia, en soutien au candidat républicain Michael Whatley, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Un sondage récent indique que seuls 31 % des Américains soutiennent la poursuite de la guerre, contre 37 % en mars. Reste à savoir si cet espoir affiché par Trump se traduira, cette fois, par un véritable accord avec Téhéran.

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