Iran : Trump prédit la fin de la guerre "immédiatement après" les élections de mi-mandat

Donald Trump a affirmé, mercredi 9 septembre, que le conflit opposant les États-Unis à l’Iran cesserait dès la tenue des élections législatives américaines, prévues début novembre. Le président s’exprimait devant des journalistes réunis à proximité de l’appareil présidentiel, juste avant son départ pour Dallas où se tient la convention républicaine.

Ces déclarations interviennent quelques heures à peine après une nouvelle flambée de violences entre les deux pays. Retour sur un affrontement dont l’issue semble désormais indexée sur le calendrier électoral américain.

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Une reprise des combats sur fond de campagne

« Je pense que la guerre se terminera immédiatement après l’élection », a déclaré le président américain, estimant que Téhéran était à bout de souffle militairement. Selon lui, les autorités iraniennes chercheraient délibérément à influencer le scrutin de mi-mandat, dans l’espoir de voir arriver « un groupe faible » au Congrès, plus enclin à les laisser développer l’arme nucléaire.

Ces propos font écho à une nouvelle vague d’attaques revendiquées dans le détroit d’Ormuz, où des pétroliers iraniens auraient été visés par des frappes américaines ces dernières heures, selon des déclarations distinctes du président. Le baril de pétrole a franchi la barre des 100 dollars, signe des répercussions économiques immédiates de cette escalade sur les marchés mondiaux.

Une résistance iranienne qui a déjoué les pronostics

Six mois après le déclenchement du conflit fin février, les services de renseignement américains ont dû revoir leurs premières estimations. Des évaluations classifiées, consultées par plusieurs médias nord-américains, suggèrent que l’Iran disposerait à nouveau d’un accès étendu à ses sites de tir de missiles, à ses rampes de lancement et à une partie de ses infrastructures souterraines, en contradiction avec les annonces initiales de l’administration américaine qui évoquait une armée iranienne anéantie pour des années.

Un responsable du renseignement, cité de façon anonyme, aurait reconnu que le rythme de reconstruction militaire iranien avait pris de court les projections de Washington. Début septembre, une attaque coordonnée de missiles et de drones contre des bases américaines au Koweït a d’ailleurs mis à l’épreuve les défenses antiaériennes déployées par Washington dans la région, confirmant la persistance de capacités de frappe multi-vecteurs.

Les élections, nouvel enjeu du conflit

Le sondage Quinnipiac, cité par plusieurs analyses américaines, situe l’opposition des électeurs indépendants à l’intervention militaire autour de 60 % contre 31 % de soutien. Cette impopularité pèse directement sur les perspectives électorales du camp présidentiel, qui ne détient qu’une majorité étroite au Congrès, où l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants et un tiers de ceux du Sénat sont soumis au vote en novembre.

Interrogé sur la perspective d’un accord nucléaire, Trump a précisé viser des concessions allant bien au-delà du seul volet atomique, sans détailler davantage les autres points de négociation envisagés avec Téhéran.

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