Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont encore loin de s’estomper, Washington a décidé de mettre en place de nouvelles sanctions drastiques dont l’interdiction pour les compagnies aériennes iraniennes d’accéder à des aéroports de la sous-région. Une pression qui a déjà des conséquences concrètes : plusieurs pays, dont l’Irak (aéroports de Bagdad, Najaf, Erbil et Sulaymaniyah) et les Émirats arabes unis, ont suspendu les vols en provenance et à destination de l’Iran. Téhéran a décidé de réagir et prévient clairement les pays de la sous-région qui ont déjà commencé à restreindre l’accès de ses compagnies aériennes.
Pour Téhéran, il n’est pas acceptable que de telles restrictions frappent les compagnies aériennes nationales. C’est Mohammad Mokhber, conseiller principal du dirigeant suprême de l’Iran, qui a été chargé de communiquer sur le sujet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pays ne compte pas se laisser faire. « Notre stratégie à ce sujet est claire : soit le voyage en avion dans la région est accessible à tous, soit à personne… Si l’Iran ne peut pas voyager par avion et recevoir des services aéroportuaires, aucun pays de la région ne pourra le faire non plus », a-t-il déclaré dans un message sur X, selon Anadolu Agency. Une menace à peine voilée en direction des voisins du pays.
Une proposition iranienne rejetée par Trump, sur un autre front
Parallèlement, Téhéran tente de remettre en avant les négociations avec des propositions faites à l’administration Trump: un cessez-le-feu de sept jours, la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien. En échange le pays demande la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens et un allègement des sanctions pétrolières. Une offre que le président américain a rejetée il y a quelques heures. « Ils ont fait une proposition mais je l’ai rejetée », a déclaré Donald Trump, propos relayés par CNBC. L’Iran n’a pas encore réagi publiquement à ce rejet.



