Pezeshkian promet que l'Iran résistera "jusqu'au repentir complet" de ses agresseurs

Une nouvelle attaque contre un navire américain a précédé de quelques heures le message publié par Masoud Pezeshkian sur X. Le président iranien y affirme que son pays poursuivra sa résistance avec force jusqu’au repentir complet des agresseurs, se présentant comme le gardien des droits de la grande nation iranienne.

Un message publié après une escalade dans le détroit d’Ormuz

Dans ce texte traduit du persan, Pezeshkian soutient que la République islamique a toujours été opposée à la guerre et qu’elle a privilégié la retenue pour préserver la sécurité régionale. Il ajoute toutefois que Téhéran s’est levée avec courage pour se défendre contre l’agression. Cette déclaration intervient au lendemain d’une attaque par drone naval américain dans le détroit d’Ormuz, ciblant un pétrolier, selon des images diffusées par le Commandement central des États-Unis (Centcom). Le négociateur en chef iranien a de son côté averti que Téhéran n’appliquerait plus le principe d’une réponse mesurée, promettant une réplique plus dure en cas de nouvelle frappe.

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Des semaines de frappes croisées

Les échanges entre les deux camps se sont multipliés depuis le début du mois de septembre. Le 1er septembre, le Centcom a annoncé le déclenchement de nouvelles frappes contre des cibles des Gardiens de la révolution en Iran, en réponse à des tentatives d’attaques contre des navires commerciaux et des militaires américains dans la région. Ces bombardements américains n’auraient pas fait de victimes selon la télévision d’État iranienne, les équipages visés ayant été évacués à terre avant l’assaut.

Washington confronté à ses propres limites logistiques

Le ton offensif adopté par Téhéran survient alors que plusieurs analyses pointent l’épuisement progressif des stocks américains de munitions. Une étude relayée en avril évoquait déjà un risque à court terme de pénurie pour l’armée américaine, après plusieurs semaines de frappes intensives. Plus de 1 000 missiles Tomahawk et un nombre équivalent de JASSM auraient été utilisés depuis le déclenchement du conflit fin février, selon le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS). La reconstitution de ces stocks nécessiterait, selon les estimations, entre un et quatre ans.

Un rapport de renseignement américain cité par le New York Times indiquerait que Téhéran aurait gagné en assurance face à cette situation, misant sur l’incapacité supposée de Washington à soutenir une nouvelle offensive de grande ampleur. Le conflit a été déclenché le 28 février 2026 par une série de frappes conjointes israélo-américaines ayant visé des dizaines de sites militaires iraniens et provoqué l’élimination du guide suprême Ali Khamenei, un épisode qui reste, sept mois plus tard, le point de bascule de cette guerre régionale.

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