Sous Vladimir Poutine, la Russie compte désormais 1 796 ogives nucléaires déployées sur des missiles et des bombardiers, selon les estimations du SIPRI pour janvier 2026. Ce niveau est le plus élevé enregistré depuis 2017.
1 796 ogives déployées
Le nombre d’ogives nucléaires russes déployées a progressé de 78 unités en un an, passant de 1 718 début 2025 à 1 796 en janvier 2026, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Ces armes sont celles placées sur des missiles ou stationnées sur des sites accueillant des forces opérationnelles.
L’estimation ne correspond pas à l’ensemble de l’arsenal russe. Le SIPRI évalue le stock militaire utilisable de la Russie à 4 400 ogives, dont 2 604 conservées en réserve. À cela s’ajoutent environ 1 020 ogives retirées du service mais encore en attente de démantèlement, portant l’inventaire total à 5 420.
La hausse du nombre d’ogives déployées ne signifie donc pas nécessairement que 78 nouvelles armes ont été fabriquées en douze mois. Selon le SIPRI, l’évolution attendue des forces russes devrait surtout résulter de la modernisation des systèmes stratégiques et de leur capacité à transporter davantage d’ogives.
Une force nucléaire organisée en trois composantes
Cette progression concerne une puissance qui conserve une force stratégique structurée autour de trois moyens de lancement : les missiles balistiques basés à terre, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et les bombardiers stratégiques.
Selon les estimations de Russian Strategic Nuclear Forces, la Russie disposait en janvier 2026 de 310 systèmes de missiles terrestres opérationnels. Sa flotte stratégique comptait 13 sous-marins lanceurs de missiles et son aviation stratégique 47 bombardiers.
La composante terrestre reste la plus importante en nombre de vecteurs. Les systèmes recensés comprennent des missiles Yars, des Topol-M et des systèmes Avangard. La composante navale repose, elle, sur des sous-marins équipés de missiles balistiques, dont les bâtiments des classes Borei et Borei-A.
L’avertissement de Poutine à New Delhi
Cette évolution intervient au moment où le discours russe se durcit sur une éventuelle présence militaire européenne en Ukraine. À New Delhi, où il participe au sommet des BRICS, Vladimir Poutine a déclaré que l’installation de soldats occidentaux sur le territoire ukrainien « signifierait une guerre avec la Russie ».
Le président russe affirme dans le même temps que la Russie ne constitue pas une menace pour les pays européens. Ces déclarations interviennent alors que les discussions sur les garanties de sécurité accordées à l’Ukraine et sur une éventuelle présence militaire européenne restent sensibles.
Le contexte nucléaire a aussi changé depuis l’expiration, en février 2026, du traité New START qui encadrait les forces nucléaires stratégiques américaines et russes. Le SIPRI estime que la disparition de cet accord, combinée aux programmes de modernisation en cours, contribue à un environnement nucléaire moins prévisible.




Ca s’appelle de la dissuasion. Mais ça ne marche qu’avec des gens intelligents et rationnels. Pas de chance, les €urocrades actuels sont stupides et irrationnels.