Russie : Zelensky pose une condition à l’arrêt des frappes contre les sites énergétiques

Volodymyr Zelensky a proposé mardi 22 septembre, à New York, de suspendre les frappes ukrainiennes contre les installations énergétiques en Russie si Moscou cesse de viser celles de l’Ukraine. Le président ukrainien a précisé cette position après son entretien avec Donald Trump, organisé en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le principe défendu par Kiev repose sur la réciprocité. « Nous sommes prêts à toute forme de cessez-le-feu énergétique », a déclaré Zelensky après sa rencontre avec le président américain, tout en précisant ne pas connaître à ce stade la position russe. Selon ses déclarations rapportées après l’entretien, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent transmettre la proposition à la partie russe.

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Aucune demande unilatérale pendant l’entretien, selon Zelensky

Zelensky a également assuré que Trump ne lui avait pas demandé, au cours de leur rencontre de mardi, de mettre fin unilatéralement aux opérations ukrainiennes contre les installations énergétiques russes. Cette précision concerne les échanges tenus à New York.

Elle ne concerne cependant pas les démarches américaines effectuées avant cette réunion. Selon le Financial Times, Trump avait demandé dimanche au dirigeant ukrainien, lors d’un entretien téléphonique, d’arrêter les attaques contre les raffineries russes. Le président américain s’inquiétait des conséquences de ces opérations sur l’offre mondiale de diesel et sur les prix. Reuters a également rapporté, en citant une source proche du dossier, que cette demande avait été formulée avant la rencontre de mardi.

La proposition présentée par Kiev diffère d’un arrêt unilatéral des attaques : elle prévoit que l’Ukraine suspende ses opérations contre les installations énergétiques russes en échange de la fin des frappes russes visant son propre secteur énergétique.

Kiev avait déjà fixé le principe de réciprocité

Cette condition avait été exposée plusieurs jours avant la rencontre avec Trump. Dans un entretien accordé à CBS et rapporté le 16 septembre par Euronews, Zelensky s’était dit disposé à accepter une trêve couvrant les installations énergétiques des deux pays. Il avait expliqué qu’elle devrait concerner les infrastructures pétrolières et gazières russes ainsi que les réseaux électriques et gaziers ukrainiens.

Les attaques contre ces installations se sont poursuivies des deux côtés. Associated Press rapporte que des frappes ukrainiennes ont récemment endommagé deux raffineries russes. Des missiles et des drones russes ont, de leur côté, frappé plusieurs régions ukrainiennes dans les heures précédant la rencontre entre Trump et Zelensky.

Macron et Trump ont aussi discuté d’un moratoire

Le sujet avait également été abordé entre Trump et le président français Emmanuel Macron à New York. Selon Reuters, Macron a indiqué avoir discuté avec son homologue américain d’un possible moratoire entre la Russie et l’Ukraine sur les attaques visant le secteur énergétique. Il devait ensuite évoquer cette possibilité avec Zelensky.

Une précédente tentative avait déjà montré les difficultés liées à un tel arrangement. Trump avait annoncé la semaine précédente que les deux pays avaient accepté de ne plus attaquer leurs installations énergétiques respectives. Aucun accord formel commun n’avait toutefois été confirmé par Moscou et Kyiv, et les frappes avaient continué.

La proposition exposée mardi par Zelensky ne constitue donc pas un cessez-le-feu énergétique conclu entre les deux pays. Sa mise en œuvre dépend désormais de la réponse russe et des modalités qui permettraient aux deux parties d’appliquer simultanément l’arrêt des attaques contre les infrastructures énergétiques.

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