Seuls 33% des électeurs américains inscrits approuvent l’action de Donald Trump, un plancher inédit pour son second mandat. Réalisée par l’institut Focaldata pour le compte du Financial Times, l’enquête a interrogé 1 914 électeurs inscrits sur une semaine, entre le 28 août et le 1er septembre. La marge d’erreur statistique s’établit à 2,6 points.
La dégradation touche désormais la base électorale du président. Chez les électeurs républicains, l’approbation recule de plus de deux points en un mois, à 72%, son plus bas niveau jamais enregistré par les vagues successives du sondage FT.
Le coût de la vie en cause
Plus de la moitié des sondés, 57%, affirment que les décisions de l’administration ont directement dégradé leur situation financière. Deux électeurs sur trois jugent que le pays va dans la mauvaise direction sur le plan économique. Les nouveaux droits de douane imposés au Canada cristallisent une partie de ce mécontentement, 56% des répondants y voyant un facteur d’inflation supplémentaire à venir.
Un handicap pour les midterms
Près d’un électeur sur deux, 47%, exclut désormais de voter pour un candidat ouvertement soutenu par le président. Une proportion presque identique, 46%, estime que la présence de Trump dans la campagne dessert directement les chances du Parti républicain aux élections de novembre.
Le score de 33% rejoint un niveau déjà observé le 18 août dernier lors d’un sondage distinct Reuters/Ipsos, alors lié aux inquiétudes sur la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Ce précédent plancher n’avait duré que quelques semaines avant d’être de nouveau atteint, cette fois pour des raisons économiques.
Une base électorale qui se fissure
Le recul de dix-neuf points chez les électeurs républicains depuis le début de l’année place Trump face à une érosion de son socle électoral à moins de deux mois des élections de mi-mandat. Aucune déclaration officielle de la Maison-Blanche n’a pour l’instant réagi à cette enquête.



