Xi Jinping a appelé mercredi 30 septembre à faire avancer « la grande cause de la réunification nationale » avec Taïwan, cinq jours après la fin de sa visite d’État à Washington. Le président chinois s’exprimait à Pékin, au Grand Palais du Peuple, devant environ 800 invités réunis pour le 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Il a aussi appelé à combattre les forces favorables à l’indépendance de l’île et de rejeter toute ingérence extérieure. Rappelons que ces propos interviennent après un sommet qui a prolongé de quelques mois la trêve entre les deux puissances, sans régler leurs désaccords sur le dossier taïwanais.
Selon le compte rendu publié par China.org.cn, Xi Jinping a exhorté à approfondir les échanges et la coopération entre les deux rives du détroit. Il a demandé de lutter « résolument contre les séparatistes de Taïwan » et de promouvoir le développement pacifique des relations. « Le grand rajeunissement de la nation chinoise est imparable… Tant que nous restons confiants, que nous restons concentrés sur nos objectifs et que nous avançons régulièrement, étape par étape, le succès appartiendra finalement au grand PCC, au grand peuple chinois et à la grande République populaire de Chine. » a ajouté le leader chinois.
Pour compléter ses dires, Il a rappelé le principe selon lequel Hong Kong est administré par ses habitants, comme Macao, et promis le soutien du pouvoir central à leur intégration dans le développement du pays. « »Nous sommes extrêmement fiers des réalisations extraordinaires de la Nouvelle Chine et avons pleinement confiance dans les perspectives brillantes de la modernisation chinoise » a renchéri le président Xi.
Le sommet de Washington en toile de fond
Rappelons que du 23 au 25 septembre, Xi Jinping a effectué sa première visite d’État aux États-Unis en plus de dix ans où Il a rencontré le président américain Donald Trump. Les discussions ont porté sur le commerce, l’intelligence artificielle, l’Iran et le fentanyl. Dans la droite lignée de ses convictions, le dirigeant chinois a demandé à son homologue de ne pas reconnaître l’indépendance de Taïwan. Les deux hommes doivent se revoir en novembre au sommet de l’APEC à Shenzhen, puis en décembre au G20 de Miami.
Hormis les désaccords classiques, le dossier des livraisons d’armes reste au centre des tensions. Et pour cause, annoncé en janvier, un achat d’équipements américains de 14 milliards de dollars par Taïwan a été mis en pause par Washington en mai, après la visite de Trump à Pékin. Le président américain avait alors décrit ce contrat comme « un très bon atout de négociation » face à la Chine, ce qui a nourri les craintes à Taipei d’un marchandage sur la sécurité de l’île. Pourtant, des responsables américains assurent que la politique des États-Unis envers Taïwan n’a pas changé à l’issue du sommet de septembre.



