Or du Venezuela: un scandale en vue pour l'administration Trump après la capture de Maduro

Le 28 septembre 2026, une enquête du New York Times a révélé que plusieurs centaines de millions de dollars d’or vénézuélien seraient actuellement stockés dans des entrepôts aux États-Unis. Une annonce plutôt surprenante, alors que le secteur aurifère local s’est ouvert aux investissements étrangers et notamment américains, depuis le départ de Nicolás Maduro. L’administration Trump justifiait alors ces nombreux échanges par sa volonté de détourner l’or vénézuélien du marché noir et des réseaux criminels. Cependant, une partie des raffineurs américains refuse tout simplement de certifier l’origine de certains lots, faute de garanties suffisantes sur leur financement et leurs conditions d’extraction. 

Plus spécifiquement, l’enquête révèle des doutes sur la provenance de l’or intégré à cette nouvelle chaîne d’approvisionnement. Celle-ci pourrait être directement liée à des mineurs versant de l’argent au Tren de Guayana.

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Mais d’où provient l’or vénézuélien ?

Le Tren de Guayana est un groupe criminel implanté dans l’État de Bolívar, où se concentre une grande partie de l’activité aurifère vénézuélienne. Le New York Times rapporte que certains acteurs du secteur auraient eu recours à des intermédiaires et à des sous-traitants dont les pratiques sont difficiles à contrôler. In fine, cela complique la volonté de Washington de créer une filière d’exportation transparente.

Le problème concerne directement les entreprises chargées de transformer l’or avant sa mise sur le marché. Ce sont les raffineurs. Et pour procéder, ces sociétés doivent attester que le métal ne finance pas des organisations criminelles et qu’il n’est pas associé à des faits de corruption ou à des atteintes environnementales. Des garanties qu’elles n’ont, pour l’heure, malheureusement pas.

Une mauvaise presse pour l’administration américaine

Plusieurs centaines de millions de dollars de métal resteraient ainsi immobilisés dans des entrepôts américains, sans pouvoir être commercialisés. Heureusement, cet or ne “périt pas”. Il est soigneusement stocké et peut être conservé des années, jusqu’à obtention du feu vert des autorités sur sa provenance, ce qui déclencherait alors son raffinage. D’ici là, il faudra s’armer de patience pour le président Trump et son administration qui, en plus du pétrole, pensaient avoir réalisé un bon coup avec l’or vénézuélien.

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