Lors d’un entretien diffusé par Newsmax dans l’émission « Finnerty », le 15 octobre, Donald Trump a affirmé que les États-Unis disposent de l’arsenal nucléaire le plus important au monde, devant la Russie, puis la Chine. Il a toutefois estimé que Pékin pourrait combler son retard d’ici cinq ans, tout en exprimant le souhait de voir les grandes puissances se désarmer.
Les États-Unis et la Russie concentrent à eux deux environ 86 % de l’inventaire nucléaire mondial, estimé à 12 187 ogives selon le SIPRI. En 2024, le Pentagone estimait que la Chine possédait environ 600 ogives, contre un peu plus de 200 en 2020. Washington investit chaque année environ 75 milliards de dollars pour moderniser son arsenal nucléaire. En octobre 2025, Trump avait ordonné la préparation d’essais nucléaires et accusé la Russie et la Chine de procéder à des tests secrets, des accusations que Moscou et Pékin ont démenties. La Chine a toutefois rejeté les appels de Washington à intégrer des négociations trilatérales, affirmant que les États-Unis et la Russie doivent réduire leurs propres arsenaux.
Un désarmement encore incertain
Dans cet entretien, Donald Trump présente la réduction des arsenaux comme un objectif personnel. Il déclare : « Nous sommes la plus grande puissance nucléaire au monde. Nous avons davantage d’armes nucléaires que la Russie. La Russie est deuxième, la Chine est troisième. La Chine est loin derrière, mais elle nous rattrapera d’ici cinq ans, ce qui est, vous savez, vraiment dommage, parce que j’aimerais dénucléariser si possible. Nous en parlons actuellement avec la Russie, et nous parlons avec la Chine de cette dénucléarisation. »
Le président américain avait déjà laissé entendre que ces négociations pourraient passer par une rencontre avec Xi Jinping et Vladimir Poutine, mais seulement une fois réglés les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Il avait aussi parlé de son échec, lors de son premier mandat, à associer la Chine à un accord de réduction. Aucune négociation formelle n’a été engagée avec Pékin.
