Barack Obama accuse l'administration Trump de chercher à expulser Ilhan Omar

Aux États-Unis, l’ancien président Barack Obama a publié sur X, ce dimanche 18 octobre 2026, un message en défense de la députée démocrate Ilhan Omar. Il y écrit : « C’est un principe de base de la démocratie américaine : le gouvernement ne peut pas cibler sélectivement des individus simplement à cause de leurs convictions politiques ou de ce qu’ils disent. Mais c’est exactement ce que fait l’administration Trump à la députée Ilhan Omar, du Minnesota ». Il juge la situation « consternante » et estime qu’« il est important de connaître les faits ».

L’élue du Minnesota est arrivée de Somalie en 1995 et a obtenu la citoyenneté américaine en 2000. Selon Barack Obama, l’administration de Donald Trump tente désormais de l’expulser « apparemment sur la seule base de la théorie non étayée » selon laquelle elle aurait eu 18 ans, et non 17, quand son père a été naturalisé. Or la différence compte : « Si Ilhan avait eu 18 ans à ce moment-là, elle aurait dû demander la citoyenneté séparément. Mais comme elle avait 17 ans, elle est devenue citoyenne naturalisée automatiquement ».

Perquisition et précédents judiciaires

L’ancien président affirme que « des agents fédéraux ont perquisitionné son domicile, confisqué des documents personnels et saisi son téléphone, tout cela pour tenter de découvrir une preuve irréfutable inexistante vieille de 20 ans ». Il ajoute : « Imaginez un peu. Tout le poids du gouvernement fédéral s’abat sur une élue respectueuse des lois parce qu’elle a osé critiquer le président ». En effet, il rappelle que la procureure générale de New York, l’ancien patron du FBI et des membres de la Réserve fédérale ont déjà été visés, et que « les poursuites ont soit calé, soit été rejetées faute de fondement juridique, et il est probable que la même chose se produise dans ce cas ».

Mais pour lui, le mal est déjà fait, car la vie de la députée a été « bouleversée » et ses frais d’avocat « s’accumulent ». Barack Obama conclut que ces méthodes « devraient scandaliser tous les Américains, quelle que soit leur opinion sur les positions politiques de la députée Omar ». Il prévient enfin : « Si cela devient la nouvelle norme, rien ne permet de croire que cela s’arrêtera avec elle, ni que de futurs présidents, dans l’un ou l’autre parti, ne feront pas la même chose ».

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