France : en gardant Nuñez, Macron lui impose de nouveaux modes d'action contre les casseurs

Le président français Emmanuel Macron a refusé, lundi 19 octobre 2026, la démission du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez après les violences du 17 octobre. Selon l’Élysée, cité par ICI, ce choix répond à « la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre dans le cadre actuel ». Le chef de l’État demande aussi au ministre de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs ». Sur France Inter, Laurent Nuñez avait de son côté reconnu : « Je suis responsable de tout ce qui se passe ». Le refus s’accompagne donc d’une consigne claire : la ligne de maintien de l’ordre doit changer.

Les violences ont touché plusieurs grandes villes le samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation contre la vie chère. La veille, sur France 2, le ministre avait annoncé s’attendre à « 250 actions et 80 rassemblements de voie publique » et redoutait des débordements de « l’ultragauche ». Il promettait une réponse « extrêmement vigilante et réactive ».

Rappelons que la pression sur Laurent Nuñez ne date pas de ce week-end. En effet, le mouvement lycéen avait déjà mis sa gestion de l’ordre public en cause. Au 5 octobre, plus de 215 élèves et 715 policiers et gendarmes avaient été blessés. Dans la foulée, des élus insoumis et communistes avaient alors réclamé son départ, après des blessures graves chez plusieurs jeunes : main arrachée, œil perdu, mâchoire fracturée.

Devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, le 7 octobre, le ministre avait écarté cette hypothèse : « Moi je ne quitte pas le navire ». Et pour cause, il défendait alors des consignes de « proportionnalité » et niait toute « répression policière ». Toutefois, le même jour, il avait pourtant annoncé la suspension provisoire des grenades assourdissantes lors des manifestations de lycéens. Contre toute attente, dix jours plus tard, le mouvement s’inverse. En effet, le 7 octobre, le ministre assouplissait ses méthodes sous la critique.

2 commentaires sur « France : en gardant Nuñez, Macron lui impose de nouveaux modes d'action contre les casseurs »

  1. Ce Nunez bien qu’étant un flic avec un parcours exceptionnel n’a pas été efficace à Place Beauvau ( ministère de l’intérieur) depuis sa nomination.
    Ce n’est pas une façon de gérer ce qui s’apparente à une insurrection.
    De mémoire même avec les émeutes des banlieues nord Pariennes sous Chirac ; la rue n’a été l’otage des casseurs.
    Le refus de la démission de Nunez est une faute grave d’appréciation de Macron qui lui-même Mozard soit disant des finances est un incompétent notoire qui a ruiné la France.
    La résultante de la situation actuelle.
    Ce que je crois.
    Cherchez l’erreur

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