Plus de 50 grandes compagnies pétrolières et gazières américaines ont réalisé plus de 130 milliards de dollars de bénéfices entre avril et septembre 2026 selon le New York Times ce 30 octobre. Le quotidien new-yorkais décrit une guerre « très lucrative » pour ces groupes. Toutefois, ce chiffre est prudent car il exclut les profits de mars et d’octobre.
Le conflit a débuté le 28 février, après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, est bloqué par Téhéran. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les pays du Golfe ont dû réduire leur production d’au moins 10 millions de barils par jour. L’Agence décrit la situation comme « la plus importante perturbation de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire ». Par ailleurs, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, mais la menace d’une nouvelle fermeture pèse toujours.
Des bénéfices presque triplés
Selon le journal, ces entreprises avaient gagné moins de 47 milliards de dollars sur la même période de l’année passée. L’année 2025 avait été difficile avec les conséquences de la guerre commerciale lancée par Trump rappelle le New York Times.
Les raffineurs bénéficient de marges historiquement élevées. Selon l’agence Associated Press, les prix des carburants ont grimpé plus vite que celui du brut. « Le pétrole se vend au prix qu’il a aujourd’hui à cause de la guerre en Iran » d’après un analyste cité par l’agence.
