Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lu, lors de la deuxième journée du troisième Sommet Russie–Afrique, la lettre du capitaine Ibrahim Traoré le jeudi 29 octobre 2026, à Moscou. Le message du chef de l’État burkinabè défend une ligne claire : « Ce 3e Sommet doit être celui de la mise en œuvre de ce partenariat stratégique. »
La coopération entre le Burkina Faso et la Russie couvre plusieurs domaines. Le 12 février 2026 à Moscou, un accord sur les fondements des relations a été signé. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a passé en revue les dossiers communs avec son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré en juillet. Moscou accompagne sur le plan militaire, la prise en main des équipements et le renforcement des capacités des forces combattantes. Un mémorandum d’entente impliquant la Banque confédérale pour l’investissement et le développement a été signé à Moscou le 28 octobre.
Former la jeunesse, puis faire revenir les compétences
Dans le message transmis à Moscou, le capitaine Ibrahim Traoré souligne que « la formation de la jeunesse constitue une priorité ». Il ajoute que le Burkina Faso souhaite « permettre à davantage de jeunes Burkinabè et Africains de se former en Russie dans les technologies de pointe et les domaines stratégiques, puis de revenir mettre leurs compétences au service du développement de leurs pays. »
Le Premier ministre a souligné la nécessité de produire suffisamment pour nourrir la population, de transformer sur place les ressources minières et de renforcer les compétences nationales. Pour lui, « Il nous appartient maintenant d’être concrets. » Le sommet doit adopter une déclaration finale et un plan d’action pour 2027-2029, qui succédera au plan 2023-2026.
