La diplomatie béninoise a publié sur X, le 25 octobre, un message de soutien à la candidature de la diplomate émiratie. « Dans un monde où le dialogue entre les nations est plus nécessaire que jamais, l’expérience de Lana Nusseibeh au sein des Nations Unies constitue un atout majeur », écrit-elle. Le message ajoute que le Bénin soutient cette candidature, car l’ONU « doit rester le lieu où les différences peuvent devenir le point de départ d’une action commune ».
Le Conseil de sécurité procède à des votes d’orientation informels. Lors du vote du 16 octobre, aucun candidat n’a fait consensus. L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé son retrait, afin de favoriser « une candidature consensuelle ». Jusqu’ici, la Costaricienne Rebeca Grynspan, à la tête de la CNUCED, faisait la course en tête, devant la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et l’Argentin Rafael Grossi selon les derniers sondages.
Une diplomate expérimentée
Lana Nusseibeh, 48 ans, est ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis. Elle a été ambassadrice de son pays auprès de l’ONU de 2013 à 2024. Elle a occupé la vice-présidence de l’Assemblée générale et a présidé le Conseil de sécurité à deux reprises en 2022 et 2023. Elle a été proposée par Abou Dhabi le 22 octobre. Si elle était élue, elle serait la première femme à diriger l’ONU et le deuxième secrétaire général originaire du Moyen-Orient, après l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali. Le successeur de Guterres devrait être désigné à la fin de l’année 2026, pour une prise de fonctions en janvier 2027.
