Vladimir Poutine a fêté ses 74 ans le 7 octobre 2026 avec, à ses côtés, l’un des rares anciens dirigeants occidentaux encore proches de lui. En effet, l’ancien chancelier d’Allemagne Gerhard Schröder, de passage à Moscou, a été reçu au domicile du président russe, a annoncé le Kremlin le 8 octobre. Les photos diffusées par la présidence montrent les deux hommes sans cravate, la main dans la main, devant un poêle traditionnel russe. Ce tête-à-tête amical intervient alors que Moscou présente régulièrement l’ancien chancelier comme un possible intermédiaire avec l’Europe sur la guerre en Ukraine.
Le Kremlin affirme que Poutine a découvert le matin du 7 octobre, dans les médias, la présence de Schröder dans la capitale russe. Selon Interfax, l’ancien chancelier y était venu pour les affaires de l’enseigne allemande Globus, dont il a rejoint le conseil de surveillance de la filiale russe « Hyperglobus » la semaine précédente. La présidence a résumé la suite en deux phrases : « Le président a invité son vieil ami chez lui. Gerhard Schröder était avec Vladimir Poutine lorsque le chef de l’État a fêté hier son anniversaire. »
Mais pour l’heure aucun détail n’a été donné sur la durée de la rencontre ni sur les sujets abordés. Toutefois le porte-parole Dmitri Peskov avait annoncé que le président passerait sa journée d’anniversaire surtout au travail.
Un lien ancien et un rôle de médiateur évoqué par Moscou
Pour rappel, Schröder a dirigé le gouvernement allemand de 1998 à 2005. A l’époque, Poutine s’était déjà rendu à Hanovre en 2004 pour les 60 ans de son ami. Dix ans plus tard, en 2014, les deux hommes s’étaient retrouvés à Saint-Pétersbourg autour du 70e anniversaire de l’ancien chancelier, un geste très critiqué en Allemagne en pleine crise ukrainienne.
Plus tôt cette année, le président russe a désigné Schröder comme l’interlocuteur européen qu’il préférerait pour d’éventuelles négociations sur la fin de la guerre. Il l’a décrit comme un homme qui défend les intérêts nationaux de son pays et à qui l’on peut se fier. Le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov avait ensuite confirmé une rencontre en tête-à-tête au Kremlin, qualifiée de « bonne » et d’« amicale ». Il avait reconnu ne pas en connaître le contenu : « Honnêtement, je ne connais pas les détails. Elle a eu lieu à Moscou, au Kremlin. » L’Ukraine, quant à elle, s’est opposée à l’idée de confier ce rôle à l’ancien chancelier, aujourd’hui âgé de 82 ans.
