Le groupe canadien Iamgold, qui exploite Essakane, la plus grande mine d’or du Burkina Faso, a obtenu une dérogation temporaire à l’obligation de faire raffiner son or dans le pays. Elle figure dans ses résultats du troisième trimestre, publiés le 5 novembre, mais sa durée et ses motifs ne sont pas précisés. L’annonce survient peu après l’inauguration de Raffinor-BF à Ouagadougou, le 28 septembre, une usine pour « raffiner tous nos métaux sur place » selon le président.
Un arrêté, mais des discussions en cours
Pour rappel, le 12 octobre, le ministère des Mines a pourtant exigé que les détenteurs de permis industriels livrent tout leur doré à des raffineries agréées du pays, à compter du 1er novembre. Iamgold, qui détient 85 % d’Essakane, y échappe pour l’instant, le raffinage local devant respecter les « normes internationales de l’industrie ». En effet, son directeur général, Renaud Adams, a indiqué aux analystes que l’exemption n’a pas de date et que l’activité continue normalement.
Mais l’enjeu est considérable pour la nouvelle usine, puisqu’Essakane a produit 94 000 onces attribuables à Iamgold au troisième trimestre. Tant que cet or est raffiné ailleurs, Raffinor-BF reste donc privée de son principal fournisseur potentiel.
