En dehors de la sensibilité et de l’inspiration de l’éditorialiste, l’actualité détermine bien souvent le sujet. Alors que notre article intitulé « La Mauvaise Image de la Jeunesse Béninoise en Politique » vit toujours dans la presse nationale, suscitant débats et commentaires, l’outil Jolome Trends (Tendances) que nous offre le jeune mais déjà incontournable site Jolome Bénin, confirme la temporalité de notre thème de cette semaine : l’irruption continue des technocrates en politique, leurs méthodes, leurs échecs et les leçons à en tirer. 20% des articles de presse, 21% du lectorat s’y sont montrés sensibles au travers de l’évènement politique du week-end écoulé. Ici nous vous offrons la liberté du citoyen, la sensibilité de l’engagé mais aussi la rigueur de l’analyste.
Opinion
Ces forces qui peuvent nous affaiblir
A quoi ressemble le Bénin qui entre, ces jours-ci, en pré campagne ? A un chaudron en ébullition. Il s’agit de cette espèce de grand récipient en métal et dans lequel s’agiteraient des forces diverses. Les unes donnent de la voix. Les autres exhibent leurs pectoraux. Toutes s’affirment et s’expriment. Aucune d’entre elles ne veut être en reste.
Non aux grèves qui tuent
Des frères et des sœurs morts pour une question de sous. Non parce qu’ils ont volé l’argent de quelqu’un. Non parce qu’ils doivent de l’argent à quelqu’un. Mais parce qu’ils sont les victimes innocentes et collatérales d’une grève des agents paramédicaux du service public. Ceux-ci, pour plier le gouvernement à leur verser des primes de risque ont déclenché une grève sans service minimum.
Afrique, la ruée vers les terres : une bombe à retardement
L’acquisition à grande échelle de terres arables au détriment des petits producteurs est une menace pour l’agriculture africaine. C’est l’un des constats faits par les participants au séminaire sur le climat, l’acquisition des terres et la sécurité alimentaire organisé du 1er au 2 novembre 2010 au Burkina-Faso par le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA).
Affaire Dangnivo : Qui veut noyer le poisson ?
On était dans l’expectative, après diverses démarches annoncées auprès des parents de l’homme dont le nom aura été le plus cité au Bénin ces trois derniers mois, quant à leur acceptation de se prêter au jeu de la science en se soumettant aux prélèvements nécessaires à la réalisation du test d’ADN. On espérait que, pour la manifestation de la vérité et même si le gouvernement a eu une gestion très approximative et empreinte d’amateurisme du dossier, la position des parents évoluerait.
Oui le processus de réalisation de la LEPI est irréversible, mais…
Outil de gestion de processus électoraux par excellence, outil de gestion de l’état-civil par ailleurs, outil de promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la paix de surcroît et, fin des fins, outil précieux pour l’appareil sécuritaire parce que constitué d’une base de données démographiques avec un système sécurisé d’identification des citoyens, pourquoi l’élaboration d’un outil de développement aussi salutaire peut-elle susciter autant de controverses ?
… Maître "noyeur" !
Dans l’affaire assassinat du juge Coovi, il a fallu une volonté affichée d’un prince de voir un individu croupir en prison pour que l’information judiciaire ouverte en son temps connaisse jusqu’à ce jour l’impasse. Plus tard, c’est la commission Kpognon qui fut son extincteur dans l’affaire Cen-Sad. Dès qu’il s’est mis à leurs côtés, les … Lire la suite
Le Béninois de l’Extérieur : un sous-Citoyen par Excellence ?
« Vous de la diaspora, vous n’avez pas droit à la parole », « Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas » ou encore « Vous vous êtes déjà à l’aise ». Que de sempiternelles ritournelles à l’adresse des béninois de l’extérieur, entendues aussi bien en famille, dans les cercles de discussion que dans la bouche de responsables politiques. En gros, il faudrait accepter qu’une fois établi hors du Bénin et pire hors d’Afrique, le citoyen béninois devienne un sous-homme.
Une prière militaire…
Le propre du militaire, ce n’est pas de faire des prières. C’est d’honorer son treillis, c’est d’aller au devant de sa mission républicaine avec sérénité et abnégation. En un mot, c’est d’honorer sa patrie. Et, même s’il est une réalité que le Bon Dieu se mange à tous les plats depuis quelques années maintenant chez nous, il sort de l’ordinaire qu’un militaire, qui plus est, dans un cadre public et officiel, ait recours à la prière. Or donc, c’est ce qui s’est passé ce jeudi 21 octobre à l’état-major des Forces armées béninoises (FAB), lorsque le colonel Bio Ningui Bakassiri, porte-parole des 65 militaires reçus dans l’Ordre national du Bénin, finit son discours de remerciement en priant pour « que notre pays vive dans la paix, la quiétude et l’harmonie ». Cette petite phrase, lourde de sens et de portée cependant, serait passée inaperçue si elle avait été prononcée par une bouche quelconque. Mais ce n’est pas le cas. Alors, question : qu’est-ce qui peut amener un militaire à prier pour que la paix, la quiétude et l’harmonie règnent dans son pays ?
Culte des morts et impossible développement
Dans son ouvrage ‘‘L’Afrique est mon combat’’ paru en 2009 aux Edition L’Archipel, Bruno Amoussou nous offre, à la page 12, ses lignes qui donnent à penser que son sourire s’est fait grinçant tout en restant fidèle à son trait distinctif, l’ironie. Lisons ces lignes :