A part le Bénin du Renouveau démocratique qui a démarré par le renversement du Président de la République au pouvoir en 1991 et qui reviendra au pouvoir cinq ans après aidé par une opposition unie et forte, l’opposition en Afrique n’est jamais arrivée à battre le régime au pouvoir et à prendre sa place ; parce qu’elle est le plus souvent divisée, sans ressources consistantes donc faible.
Opinion
LE POINT DE VUE DE KOMI KOUTCHE SUR LA POLEMIQUE DE LA JARRE TROUEE
« On ne reçois pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner ».
Ainsi que l’a si bien pensé Marcel Proust, le Président Boni YAYI et la célèbre et respectable figure de l’histoire de notre pays qu’est le Roi GHEZO sont deux personnages de deux époques différentes ayant chacun capitalisé sur les réalités de son temps.
L’opposition lézardée…
Ce n’est peut-être pas une césure qui élague le rang de l’opposition en deux bouts bien distincts, mais c’est, à tout le moins une lézarde béante qui est apparue dans son mur, la semaine dernière, à l’occasion du vote du rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago. Comment comprendre en effet que les blocs de l’opposition parlementaire (Union fait la Nation, G13 et FCBE Sursaut patriotique, ces deux derniers groupes étant considérés proches de Bio Tchané) en soient arrivés à opérer une distanciation manifeste, qui laisse entrevoir un défaut d’entente, un manque de coordination ? Est-ce passager ? Durable ? Rien n’est moins sûr en ce moment.
Au mépris de Ghézo, Yayi fait un affront à l’histoire!
Voilà donc le roi Ghézo mort une deuxième fois ! Il a dû se retourner dans sa tombe en entendant les imprécations de Boni Yayi à propos de la jarre trouée, sa jarre-symbole à lui, par laquelle il invitait tous les fils du Danxomè à l’union. Il les invitait à venir boucher de leurs doigts, les trous de la jarre pour que le pays soit sauvé. Un symbole fort, passé à la postérité.
Le Rwanda d’aujourd’hui
Si vous croyez que tout État africain est voué à la médiocrité, la saleté, la corruption, la mauvaise gouvernance, l’insécurité et à tous les fléaux d’incompétence et de nullité qui caractérisent l’Afrique, il faut visiter le Rwanda de Kagamé. Je viens de participer à une réunion internationale à Kigali et tous les délégués africains n’en croient pas leurs yeux. Tous s’émerveillent devant une ville africaine propre (littéralement à la suisse), sans trottoirs défoncés, ni détritus jonchant la chaussée. Une cité africaine desservie par de belles routes et larges avenues sans cratères béants, une voirie embellie de fleurs et de verdure ?
NOUVEAUX PROGRAMMES D’ÉTUDES AU BÉNIN: l’Apc en question
Sous le titre : Apc – Les Orientations générales au Bénin – l’Institut National pour la Formation et la Recherche en Éducation (Infre) a publié un document « conçu pour éclairer tout citoyen, tout parent d’élève, tout usager de l’école désireux de s’informer à la source, sur ces programmes par compétences en vigueur dans notre pays ». Œuvre de vulgarisation de la nouvelle doctrine pédagogique, ce document est un condensé, un véritable compendium de cette doctrine venue d’Europe et à laquelle se sont initiés certains pédagogues béninois. Ecrit sur un ton modéré, exempt de toutes envolées lyriques et dithyrambiques des « fous » de l’Apc, le document n’en est pas moins un produit de la « secte », un exposé fidèle de l’essentiel de la nouvelle doctrine qui dit avoir opéré la révolution copernicienne qui change toutes les données pédagogiques antérieures.
FBI contre KGB : La Guerre Chaude de la Jeunesse Béninoise
Loin de moi l’idée de revêtir le manteau de moraliste d’un jour pour stigmatiser des tendances observées au sein de notre jeunesse. Je reconnais d’emblée n’en avoir ni la légitimité ni l’étoffe. Pas même le droit. Il se fait simplement que dans l’analyse des phénomènes qui retardent le rayonnement de la jeunesse au Bénin, sa vitalité, sa crédibilité et son émergence en tant que force sociale, nous ne saurions occulter la question de la montée galopante du libertinage sexuel à forte valeur ajoutée. Je veux nommer le commerce sensoriel, l’échange plaisiriste rémunéré, la prostitution. Une prostitution que je qualifierais de « civile », car n’ayant rien à voir avec celle bien connue, tolérée de jour comme de nuit à certains grands carrefours de nos villes, et immortalisée par les Champs Elysées nocturnes de Cotonou sur lesquels les boutiques ne s’appellent plus Vuitton ou Dior mais bien Dangereuse, Afiavi ou encore Charity.
L’improvisation, cette maladie incurable du pouvoir Yayi !
Une fois encore, le pouvoir dit du changement vient de s’illustrer. Négativement. Très négativement. Et c’est sur le terrain de l’improvisation qu’il vient de signer sa nouvelle action d’éclat, donnant ainsi raison à ceux qui l’accusaient, trop tôt pensions-nous, de traîner de manière rédhibitoire, comme un boulet attaché à son pied et qui l’empêche de bien faire, une tendance pathologique à l’improvisation. Et, apparemment, alors qu’il est à son crépuscule, demander à ce régime de divorcer d’avec l’improvisation, c’est comme demander au singe de cesser de faire la grimace ! Nous le savions, ce mardi 16 novembre, chez nous au Bénin, c’était la fête de Tabaski.
Un nouveau printemps de l’insécurité ?
Le crépuscule de l’année approche, l’aube s’est levée pour l’insécurité qui progresse vers le zénith. Comme pour les années précédentes, la fin de 2010 semble un terreau fertile pour le champ de l’insécurité. De fait, les gangsters reprennent du poil de la bête. Plus de semaine ne passe sans un cas de braquage, de tuerie, ou simplement de vol. La seule logique qui vaut pour ces bandits de grand chemin, c’est celle de l’accaparement des biens d’autrui, avec une détermination farouche.
Les enfants du Bénin et l’évangile de la vérité
Qui a dit que l’enfant est le père de l’homme ? Les enfants du Bénin d’aujourd’hui seront les acteurs majeurs dans la construction du Bénin des cinquante prochaines années. Il faut tenir la jeunesse pour une donnée essentielle dans toutes nos élaborations futures. Elle pèse, déjà, aujourd’hui, d’un poids déterminant : les moins de 35 ans représentent 60% de la population totale du Bénin.