Le Mali fait face à de nombreuses difficultés depuis l’instauration de l’embargo imposé par la CEDEAO. Cependant, la sortie de crise devra passer par une reprise du dialogue et un réaménagement du délai de la transition. Les dernières informations en provenance de Bamako ne sont pas rassurantes. Après seulement trois semaines d’embargo sur le pays, les effets des mesures de sanctions imposées par la CEDEAO se font déjà sentir. Les avoirs du pays sont gelés par la BCEAO et les transferts de fonds sont bloqués. Les caisses de l’Etat sonnent creuses.
Opinion
Le Bénin face au péril sectaire
Après les « daagbovi », il faut désormais ajouter les « azaëliens » dans le registre des communautés sectaires au Bénin. Ces mouvements religieux et le mysticisme qui les entourent, font craindre des dérives fâcheuses dans un pays où les pouvoirs publics affichent leur indifférence et parfois, leur complicité. Les Béninois se remettent tout doucement de leurs émotions suite aux événements survenus il y a deux semaines à Monkpa dans la commune de Savalou.
France : Et si cela se passait uniquement entre Elles !
Entre Anne Hidalgo, Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Christiane Taubira. Si on peut croire ou rêver à autre chose que le sort fait en grande partie par les hommes qui sont restés sans discontinuer à la tête de la France. Avec quatre femmes par lesquelles le pays va connaître une sorte de rupture. Car, on attire l’attention sur les élections présidentielles françaises avec les mêmes éléments qu’auparavant. En oubliant les conditions de l’avènement d’une autre histoire possible.
Un philosophe s’en est allé : Kwasi Wiredu (1931 – 2022)
Il était le plus grand. Il le demeure. Le plus grand des philosophes africains. Plus exactement : le doyen d’âge parmi les plus grands encore en vie voici quelques semaines – malgré une modestie presque choquante. Beaucoup ont en effet publié comme lui, après lui, avant lui, des œuvres originales et d’une grande profondeur. Mais pour la précision, la nuance, la rigueur d’analyse et, par surcroît, le sens de l’humour, Wiredu reste un modèle.
Gouvernance au Bénin : Lettre ouverte de Richard Boni Ouorou à Talon
Aussi pamphlétaire qu’elle puisse paraître au premier coup, la nouvelle lettre ouverte de Richard Boni Ouorou au chef de l’Etat Patrice Talon, la énième du genre, a une allure diplomatique qu’on aperçoit avec assez de recul. Si le politologue s’y consacre à des doléances à l’endroit du Président de la République -comme la demande de libération des opposants Joel Aïvo et Reckya Madougou– et beaucoup à des propositions de solutions et des conseils, l’auteur y dissimule assez de critiques, parfois trop acerbes, dont la finalité apparaît clairement comme des dénonciations d’un régime qu’il dit être « à l’envers du bon sens ».
Un ! Deux ! Trois ! Quatre ! Les mains en l’air !!!
Diantre ! On devrait reprendre l’admiration pour l’AOF (ex Afrique occidentale Française). Trois Républiques de ce secteur se sont mises en ébullition. Tout comme dans les années soixante dix. Et en quelques rafales de kalachnikov en l’air, elles ont mis hors d’elles-mêmes, la CEDEAO, avec l’UEMOA, son bras séculier, l’Union Africaine, et les Nations Unies soi-même. Toutes ces grosses machines, régulatrices de la Paix et la Sécurité mondiales, chacune à son niveau. Toutes trois tournées vers la région du Monde où il est leur toujours arrivé de bricoler le plus pour obtenir des résultats que nous avons ces jours-ci. La palme du truisme le plus convenu revient à la grosse d’entre elles, lorsque son Premier responsable de l’ONU nous a doctement proféré en gros que le devoir des militaires en Afrique de l’Ouest est celui de défendre leur pays et non pas d’attaquer leurs gouvernements.
Afrique : le retour des militaires au pouvoir
Les militaires sont de retour ! Après les nombreux putschs qui ont suivi les indépendances, les hommes en armes ont décidé de sortir, une fois encore des casernes, en masse. Des chemins balisés comme le disent certains par la situation sécuritaire, les ressentiments des populations envers les dirigeants jugés incapables de gérer les pays, mais aussi un profond sentiment anti-politique française en Afrique. Un cocktail qui sert bien les intérêts des hommes en armes, et dessert ceux des dirigeants civils. Car actuellement, il fait pas bon d’être pro-france dans un pays en proie au terrorisme.
CEDEAO, UEMOA, du classique à l’endiablé à Bamako
Des observateurs de la situation au Mali, il est revenu une impression de malaise. Ce qui est reproché à la CEDEAO et son actuel bras armé, l’UEOMA, c’est la hardiesse de l’Institution Régionale. Ce que l’on reproche aux autorités de l’Institution d’Abuja, c’est ce que l’on ne l’a jamais vue ou entendue dire et faire : c’est-à-dire faire semblant de sévir et sévir véritablement. Passer des menaces à l’action ou à la réaction : dans le cas du Pouvoir malien, faire comprendre à ses gradés que pour la CEDEAO les limites sont franchies, lorsque des soldats ne respectent pas leurs paroles et font appel à des renforts non institutionnels pour prétendre défendre leur pays. Surtout en s’offrant un délai au pouvoir que même les élections régulières ne sauraient accorder à l’homme candidat venu honnêtement aider son pays.
Mali : Comme sur un air de Wagner
Il ne pourrait y avoir qu’une simple allusion au Compositeur allemand du même nom. Ce dont il s’agit dans cette homonymie relève de la musique que les autorités maliennes jouent depuis août 2020. C’est juste si les militaires qui se sont emparés du pouvoir au Mali n’essayaient pas de tester la résistance de la CEDEAO. En continuant de penser que l’Institution régionale n’est habituée qu’à son ton connu et qui lui a valu la réputation qu’elle s’est forgée dans tant et tant d’élections, tant de conflits pré ou post-électoraux, de coup de force ou coups d’état. On connaît son ton toujours mal ajusté en certaines circonstances. Et même, sans exagérer outre mesure, en de nombreuses occasions. Mais cette fois-ci, la portée des sanctions en a surpris plus d’un.
Dépigmentation : plus qu'une tendance, un mouvement de plus en plus structuré
Cela fait plusieurs décennies que le phénomène de la dépigmentation fait jaser en Afrique et partout dans le monde où des personnes de peaux foncées font face à de la discrimination. Si plusieurs mesures semblent avoir été prises pour contrer ce danger, les fabricants de produits éclaircissants se sont adaptés proposant des produits améliorés. Le fait aussi que des personnalités du monde de la télévision, et même du monde artistique se sont mises à se dépigmenter a contribué à démocratiser encore plus la tendance. Retour sur un phénomène qui n’est pas prêt de s’éteindre.