Aussi pamphlétaire qu’elle puisse paraître au premier coup, la nouvelle lettre ouverte de Richard Boni Ouorou au chef de l’Etat Patrice Talon, la énième du genre, a une allure diplomatique qu’on aperçoit avec assez de recul. Si le politologue s’y consacre à des doléances à l’endroit du Président de la République -comme la demande de libération des opposants Joel Aïvo et Reckya Madougou– et beaucoup à des propositions de solutions et des conseils, l’auteur y dissimule assez de critiques, parfois trop acerbes, dont la finalité apparaît clairement comme des dénonciations d’un régime qu’il dit être « à l’envers du bon sens ».
Opinion
Un ! Deux ! Trois ! Quatre ! Les mains en l’air !!!
Diantre ! On devrait reprendre l’admiration pour l’AOF (ex Afrique occidentale Française). Trois Républiques de ce secteur se sont mises en ébullition. Tout comme dans les années soixante dix. Et en quelques rafales de kalachnikov en l’air, elles ont mis hors d’elles-mêmes, la CEDEAO, avec l’UEMOA, son bras séculier, l’Union Africaine, et les Nations Unies soi-même. Toutes ces grosses machines, régulatrices de la Paix et la Sécurité mondiales, chacune à son niveau. Toutes trois tournées vers la région du Monde où il est leur toujours arrivé de bricoler le plus pour obtenir des résultats que nous avons ces jours-ci. La palme du truisme le plus convenu revient à la grosse d’entre elles, lorsque son Premier responsable de l’ONU nous a doctement proféré en gros que le devoir des militaires en Afrique de l’Ouest est celui de défendre leur pays et non pas d’attaquer leurs gouvernements.
Afrique : le retour des militaires au pouvoir
Les militaires sont de retour ! Après les nombreux putschs qui ont suivi les indépendances, les hommes en armes ont décidé de sortir, une fois encore des casernes, en masse. Des chemins balisés comme le disent certains par la situation sécuritaire, les ressentiments des populations envers les dirigeants jugés incapables de gérer les pays, mais aussi un profond sentiment anti-politique française en Afrique. Un cocktail qui sert bien les intérêts des hommes en armes, et dessert ceux des dirigeants civils. Car actuellement, il fait pas bon d’être pro-france dans un pays en proie au terrorisme.
CEDEAO, UEMOA, du classique à l’endiablé à Bamako
Des observateurs de la situation au Mali, il est revenu une impression de malaise. Ce qui est reproché à la CEDEAO et son actuel bras armé, l’UEOMA, c’est la hardiesse de l’Institution Régionale. Ce que l’on reproche aux autorités de l’Institution d’Abuja, c’est ce que l’on ne l’a jamais vue ou entendue dire et faire : c’est-à-dire faire semblant de sévir et sévir véritablement. Passer des menaces à l’action ou à la réaction : dans le cas du Pouvoir malien, faire comprendre à ses gradés que pour la CEDEAO les limites sont franchies, lorsque des soldats ne respectent pas leurs paroles et font appel à des renforts non institutionnels pour prétendre défendre leur pays. Surtout en s’offrant un délai au pouvoir que même les élections régulières ne sauraient accorder à l’homme candidat venu honnêtement aider son pays.
Mali : Comme sur un air de Wagner
Il ne pourrait y avoir qu’une simple allusion au Compositeur allemand du même nom. Ce dont il s’agit dans cette homonymie relève de la musique que les autorités maliennes jouent depuis août 2020. C’est juste si les militaires qui se sont emparés du pouvoir au Mali n’essayaient pas de tester la résistance de la CEDEAO. En continuant de penser que l’Institution régionale n’est habituée qu’à son ton connu et qui lui a valu la réputation qu’elle s’est forgée dans tant et tant d’élections, tant de conflits pré ou post-électoraux, de coup de force ou coups d’état. On connaît son ton toujours mal ajusté en certaines circonstances. Et même, sans exagérer outre mesure, en de nombreuses occasions. Mais cette fois-ci, la portée des sanctions en a surpris plus d’un.
Dépigmentation : plus qu'une tendance, un mouvement de plus en plus structuré
Cela fait plusieurs décennies que le phénomène de la dépigmentation fait jaser en Afrique et partout dans le monde où des personnes de peaux foncées font face à de la discrimination. Si plusieurs mesures semblent avoir été prises pour contrer ce danger, les fabricants de produits éclaircissants se sont adaptés proposant des produits améliorés. Le fait aussi que des personnalités du monde de la télévision, et même du monde artistique se sont mises à se dépigmenter a contribué à démocratiser encore plus la tendance. Retour sur un phénomène qui n’est pas prêt de s’éteindre.
Reckya Madougou et Joël Aïvo : une folle option périlleuse ?
J’ai longtemps réfléchi avant d’écrire un papier sur ces deux personnalités béninoises et leur sacrifice. J’entreprends cette écriture pour trois raisons : d’abord le devoir de permettre à la conscience de l’écrivain de s’exprimer par compassion et conviction, ensuite de donner à la philosophie politique un matériau de réflexion pour une problématisation, enfin il est important, à mon sens, de ne pas se taire et de laisser comme mémoire et trace un texte analytique concernant un épisode dramatique survenu, dans notre pays le Bénin, après trente ans d’apprentissage démocratique.
Covid-19 : démasqués, nous sommes à présent
Cette fois, c’est fait. Ce fichu Coron-Virus, affectueusement baptisé COVID 19 pour son rang et connu désormais de tous les spécialistes de la sciences et de beaucoup d’autres savants du monde médical nous dit de jeter le masque. Au sens de « se dévoiler ». Et si ce n’est toujours pas clair, de ne plus afficher cette expression qui nous donne l’air qu’IL est connu, prévisible, c’est-à-dire une Chose dont on ne sait où et quand elle pourrait finir.
Vincent Foly : la mort arrête la vie physique, mais pas la mémoire
La mémoire de Vincent Foly reste vive dans les esprits, ce qui se justifie à la lumière du combat, de l’engagement et de la passion de l’homme. Cette trilogie caractérielle de l’homme constitue l’âme de la Nouvelle Tribune. Le mérite de Vincent Foly est, justement, sa capacité à enseigner, à transmettre, et à aider l’autre. Très tôt, il a initié ses enfants et ses collaborateurs à ce qu’il savait faire le mieux : former et informer.
Guerre en Éthiopie : éviter à tout prix le scénario libyen
La situation en Éthiopie est très explosive. Alors que le pays pourrait basculer dans une guerre civile totale, plusieurs organisations appellent à un cessez-le-feu véritable. Un pays frontalier de l’Ethiopie tente également d’amener les belligérants à la table des discussions. Le Kenya, qui n’a pas intérêt à ce que la situation s’envenime encore plus, souhaite une véritable discussion entre le premier ministre Abiy Ahmed et les rebelles du Tigré.