Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la politique migratoire américaine a pris un tournant plus radical, notamment avec la relance des expulsions dites « vers pays tiers ». Ces opérations consistent à renvoyer des migrants non seulement vers leurs pays d’origine, mais aussi vers d’autres États acceptant, en échange d’accords bilatéraux, d’accueillir des personnes sans lien direct avec leur territoire. Plusieurs nations africaines, comme le Ghana, l’Eswatini ou le Soudan du Sud, ont été sollicitées pour accueillir ces expulsés, suscitant des critiques sur le respect du droit international et du principe de non-refoulement. C’est dans ce cadre que le Burkina Faso a récemment été approché par Washington, une proposition que Ouagadougou a catégoriquement rejetée.
AES
Le Burkina lance son forum international d’investissement
Le Burkina Faso cherche depuis plusieurs années à redonner de l’élan à son économie en misant sur la transformation locale, la diversification des partenariats et la valorisation de son secteur privé. Le pays entend attirer davantage de capitaux étrangers pour stimuler l’emploi et consolider ses infrastructures productives. Cette ambition s’est traduite par la tenue d’un nouveau rendez-vous économique majeur à Ouagadougou.
Mali : l’enseignement de la Révolution française suspendu par le gouvernement
Le ministère de l’Éducation nationale du Mali a annoncé l’arrêt immédiat de l’enseignement de la Révolution française de 1789 pour toutes les classes de 9ᵉ année, par une note rendue publique le 9 octobre 2025. La décision, signée par le Secrétaire général Boubacar Dembélé, a été adressée aux directions des académies du pays, avec des instructions strictes pour assurer son application. Les responsables insistent sur le fait que toute dérogation sera sanctionnée et demandent aux directeurs des Centres d’Animation Pédagogique de prendre des mesures sans délai. Cette mesure soulève des interrogations sur le contenu des programmes scolaires et leur adéquation avec les priorités nationales.
Mali : ce que révèle la radiation de douze militaires, dont deux généraux
Les relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et la France restent marquées par des tensions persistantes depuis l’expulsion des troupes françaises du Mali en 2022. Les États de l’AES tentent tant bien que mal de juguler les attaques terroristes dans leurs pays avec des succès mais aussi quelques échecs. Pour les pays de la région plusieurs urgences sont au programme. Notamment dans le domaine économique, sécuritaire, mais aussi sur le plan de la gestion des ressources. Ce climat de méfiance, alimenté par des différends politiques et sécuritaires, connaît aujourd’hui un nouvel épisode avec la radiation de douze militaires maliens, parmi lesquels figure un étranger de nationalité française arrêté pour son implication présumée dans une tentative de coup d’État.
Burkina : l’ONG INSO dément tout espionnage après l’arrestation de ses employés
Au Burkina Faso, huit employés de l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO), dont quatre étrangers, ont été arrêtés mardi 7 octobre 2025. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a indiqué qu’ils seront présentés au procureur pour des faits présumés d’« espionnage » et de « trahison ». L’organisation réfute ces accusations et affirme que ses activités se déroulent de manière légale et transparente. Les autorités précisent que les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir transmis des informations sensibles à des entités étrangères.
Comment le Port de Cotonou a résisté à la crise Niger-Bénin
La première édition de PAC Média Connect, tenue du 1er au 2 octobre 2025, a offert au grand public et aux professionnels des médias un retour d’expérience détaillé sur la gestion par le Port autonome de Cotonou (PAC) de la crise provoquée par la fermeture des frontières nigériennes en juillet 2023. Conférences et visite guidée des installations ont permis au directeur général, Bart Van Eenoo, d’expliquer les mesures adoptées pour éviter l’asphyxie logistique de l’infrastructure portuaire.
Burkina : 8 membres d'une ONG arrêtés pour espionnage
Huit personnes liées à une organisation non gouvernementale, dont trois ressortissants européens, ont été arrêtées au Burkina Faso pour des accusations d’espionnage. L’annonce a été faite ce lundi par les autorités burkinabè. L’affaire implique des responsables locaux et internationaux de l’organisation. L’enquête est en cours et suscite un suivi des autorités diplomatiques étrangères concernées.
Or en Afrique : le Niger nationalise une mine détenue par un groupe australien
Suite au coup d’État militaire survenu en juillet 2023 et ayant évincé Mohamed Bazoum de la présidence, le Niger est au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). La junte, aujourd’hui, cherche à mettre fin à certaines collaborations avec entreprises et puissances étrangères. Le gouvernement au pouvoir entend donc nationaliser et reprendre la main sur les ressources naturelles.
Ex-député assassiné au Mali: les premières informations
Un coup de feu en bord de route peut parfois réduire en silence des années d’engagement et de proximité avec une communauté. C’est ce qui s’est produit le 2 octobre 2025, lorsque l’ancien député Abdoul Jalil Mansour Haïdara a perdu la vie, abattu dans son véhicule sur l’axe reliant Ségou à Bamako. La brutalité de cet assassinat résonne bien au-delà du lieu du drame, tant la figure qu’il incarnait dépassait les frontières de sa région natale.
Force unifiée de l’AES : tout ce qu’il faut savoir
La Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES) a officiellement lancé ses activités depuis Niamey, capitale du Niger, sous la direction d’un commandement intégré. Cette initiative conjointe réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour répondre aux défis sécuritaires persistants dans la région. L’unité ambitionne de mutualiser les efforts militaires et d’améliorer la coordination face aux groupes armés. Elle marque une étape clé dans la réorganisation stratégique des pays du Sahel. Son efficacité dépendra toutefois de sa capacité à maintenir une cohésion politique et logistique entre ses membres.
Burkina Faso : le gouvernement met fin aux activités de Qnet
Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé ce jeudi la cessation des activités de l’Association Qnet sur le territoire national. Plus de 2 000 personnes ont été identifiées comme ayant subi des préjudices, et 1 300 plaintes ont été enregistrées par les autorités judiciaires. Les pertes financières des victimes sont estimées à plus d’un milliard de francs CFA. La décision du Conseil des ministres intervient après plusieurs années de suspension et d’investigations sur des pratiques considérées comme frauduleuses et impliquant parfois des atteintes aux droits des individus. Le décret se fonde sur l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 sur la liberté d’association, reflétant la volonté de protéger les citoyens contre des activités illicites.
Burkina Faso : la Côte d'Ivoire répond aux accusations d'Ibrahim Traoré
Le gouvernement de la Côte d’Ivoire a réagi ce mercredi 1er octobre 2025 aux récentes déclarations du capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso. Ce dernier avait accusé Abidjan de soutenir des initiatives visant à fragiliser la stabilité du Burkina Faso. Les autorités ivoiriennes réfutent ces allégations et insistent sur leur rôle d’accueil humanitaire. La tension persistante entre les deux pays met en évidence la nécessité d’une clarification diplomatique.
AES : Tiani annonce une force commune et une banque d’investissement
Le président nigérien Abdourahamane Tiani a confirmé à Bamako la mise en place d’une force militaire commune et la prochaine ouverture d’une banque confédérale pour l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative, discutée le 30 septembre avec son homologue malien Assimi Goïta, vise à renforcer la coopération sécuritaire et économique entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. L’état-major de la force unifiée, déjà en activité à Niamey, prendra en charge la coordination des bataillons des trois pays. La création de la Banque confédérale d’investissement et de développement marque une nouvelle étape du projet de souveraineté porté par l’AES. Ces décisions reflètent l’intention des dirigeants sahéliens de consolider leur alliance face aux défis régionaux.
Niger : voici pourquoi l’uranium de la SOMAIR reste convoité
Au-delà des tensions diplomatiques et juridiques, l’uranium nigérien garde un attrait irrésistible. Depuis des décennies, ce minerai stratégique attire les grandes puissances comme des collectionneurs se disputant une pièce rare. Les difficultés relationnelles entre Niamey et Orano n’ont en rien réduit l’intérêt mondial pour ces gisements, bien au contraire. Dans un contexte où l’énergie nucléaire reprend de l’importance comme alternative aux énergies fossiles, de nombreux investisseurs étrangers sont prêts à débourser des sommes considérables pour obtenir un accès à ce métal lourd qui pèse dans l’équilibre énergétique international.
Après le retrait de l’AES, la CPI sort du silence
Le procureur adjoint de la Cour pénale internationale a dénoncé ce lundi ce qu’il qualifie de « campagne très énergique » contre l’institution. Cette déclaration intervient à la suite du retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso du Statut de Rome, qui fonde la CPI. Ces pays, membres de l’Alliance des États du Sahel, affirment vouloir reprendre le plein contrôle de leur justice pour juger les crimes graves. Cette décision alimente un débat ancien sur le rôle et la légitimité des juridictions internationales en Afrique.
Mali - UE : vives tensions autour de l’arrestation du diplomate français
La demande de libération d’un agent diplomatique détenu à Bamako par les autorités maliennes suscite une nouvelle crise entre le Mali, la France et l’Union européenne. Bruxelles a réclamé le 27 septembre la remise en liberté de cet agent, sans préciser sa nationalité, dénonçant une violation de la Convention de Vienne. Cette affaire fait écho à l’arrestation mi-août d’un diplomate français accusé par Bamako de complot contre les institutions. Paris a réagi en suspendant sa coopération antiterroriste et en expulsant des diplomates maliens.
Pourquoi le Niger accuse la France de l'empêcher d'exploiter son uranium ?
La relation entre le Niger et la France dans le domaine de l’uranium, longtemps perçue comme une collaboration industrielle, a récemment connu des tensions marquées. Orano, le géant français du nucléaire, avait été confronté à une série de blocages et de restrictions dans le pays africain, après que le Niger ait cherché à reprendre davantage de contrôle sur ses ressources minières. Ces difficultés se sont intensifiées lorsque le gouvernement nigérien a amorcé des démarches pour limiter l’influence de l’entreprise sur l’exportation et la commercialisation de l’uranium produit localement.
Mali–Algérie : la CIJ bloquée, Bamako dénonce
La Cour internationale de justice (CIJ) est dans l’impossibilité d’aller de l’avant sur le dossier opposant le Mali à l’Algérie au sujet du drone détruit près de la frontière. Le Mali a déposé sa requête le 16 septembre 2025, mais l’Algérie refuse d’accepter la compétence de la Cour. Cette situation entraîne un blocage procédural que Bamako juge injuste. Le différend dépasse l’affaire d’un appareil : il engage la souveraineté territoriale et les principes du droit international. L’issue pourrait conditionner la coopération régionale.
Orano vs Niger : ce qu’il faut comprendre de l’arbitrage
Au cœur du différend entre Orano et l’État nigérien se trouve la mine d’uranium de la Somaïr, un site essentiel pour l’approvisionnement du groupe français. En juin 2025, les autorités nigériennes avaient annoncé leur volonté de prendre le contrôle total de cette société, jusque-là détenue en partie par Orano, affirmant que l’exploitation devait revenir intégralement à l’État. Cette décision a déclenché un litige qui a conduit à la décision rendue le 26 septembre 2025 par un tribunal arbitral international.
Le Niger encadre l’usage de Starlink d'Elon Musk pour éviter les dérives
Depuis ses débuts, le réseau satellitaire Starlink, développé par SpaceX sous la direction d’Elon Musk, a dû s’adapter aux réglementations propres à chaque pays. Que ce soit pour des questions de cybersécurité, de fiscalité ou de concurrence, chaque nouveau marché implique des ajustements souvent complexes. L’exemple du Niger montre à quel point ces services globaux doivent composer avec des cadres nationaux précis, révélant les tensions entre promesse d’accès universel à Internet et contrôle local.
Après la décennie noire, l’Algérie est-elle légitime à critiquer le Mali ?
Au cours des années 1990, l’Algérie a traversé une période marquée par une violence extrême. La guerre civile, née de l’interruption du processus électoral après la percée du Front islamique du salut, a plongé le pays dans un cycle sanglant. Les affrontements entre forces de sécurité et groupes armés islamistes ont fait des dizaines de milliers de morts, souvent des civils victimes de massacres de grande ampleur. Les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et les exactions reprochées aux autorités ont laissé une trace profonde dans la mémoire collective. La répression a été implacable, au point que, pour beaucoup, la victoire militaire s’est payée au prix d’un traumatisme durable et d’un verrouillage politique qui a marqué les décennies suivantes.
La CPI fragilisée par les départs de l'AES et les tensions avec les grandes puissances
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé en septembre leur retrait du Statut de Rome, actant leur sortie de la Cour pénale internationale. Cette décision s’ajoute aux critiques récurrentes visant l’institution, notamment sur sa prétendue sélectivité et son incapacité à juger certains dirigeants. Créée pour lutter contre l’impunité, la CPI fait aujourd’hui face à un recul de légitimité. Les tensions avec l’administration Trump, les accusations de partialité et l’absence de poursuites contre des responsables puissants renforcent ces doutes. L’institution traverse une période décisive où sa crédibilité est directement questionnée.
CPI : le Mali, le Burkina et le Niger officialisent leur retrait
Le lundi 22 septembre, les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont annoncé leur sortie de la Cour pénale internationale. Ces trois États, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, visent à renforcer leur indépendance judiciaire et à mettre en place des structures capables de juger localement les crimes graves. Cette décision marque un tournant dans la coopération régionale en matière de justice pénale. Elle survient après des critiques sur l’efficacité de la CPI et soulève des interrogations sur la souveraineté et les futures collaborations internationales.
Passeport et carte biométriques : l’AES accélère son intégration
Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une nouvelle étape en lançant un passeport biométrique commun et en préparant la mise en place d’une carte nationale d’identité unifiée. Le document de voyage est officiellement en circulation depuis le 29 janvier 2025, tandis que la carte d’identité est encore au stade réglementaire. Ces initiatives visent à renforcer la mobilité des citoyens et à consolider la souveraineté régionale. L’un des enjeux majeurs reste la reconnaissance internationale de ces documents, condition indispensable pour faciliter les déplacements.
CIJ : l'Algérie répond sèchement au Mali, la tension loin de baisser
Le 16 septembre 2025, le Mali a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) après l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne à la frontière. La CIJ a confirmé la recevabilité de la plainte, tandis que l’Algérie a réagi fermement, qualifiant cette démarche de manœuvre politisée et non crédible. L’affaire maintient un climat de tensions diplomatiques élevé entre les deux pays. L’enjeu principal porte sur la souveraineté nationale et le respect du droit international.
Mali - Algérie : la CIJ confirme une plainte de Bamako
La Cour internationale de Justice (CIJ) a validé vendredi, la réception d’une requête déposée par le Mali visant l’Algérie pour la destruction d’un drone militaire malien lors d’une mission de surveillance nocturne. L’incident s’était produit entre la nuit du 31 mars et le 1er avril 2025 près de la frontière commune. La procédure reste suspendue en attendant le consentement de l’Algérie, selon le règlement de la Cour. Cette confirmation met fin aux dénégations d’Alger et relance les tensions diplomatiques entre les deux pays.
France–Mali : rupture sécuritaire et bras de fer diplomatique, la tension monte
La France a décidé de suspendre sa coopération antiterroriste avec le Mali après l’arrestation d’un agent diplomatique français à Bamako en août. Paris a également exigé le départ de deux représentants maliens. En réponse, les autorités maliennes ont déclaré persona non grata plusieurs membres de l’ambassade de France. Ces mesures marquent une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales. L’enjeu immédiat demeure limité sur le plan opérationnel, mais il montre un durcissement diplomatique.
L'AES se prépare à quitter la CPI après son départ de la CEDEAO
L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, se dirige vers une sortie de la Cour pénale internationale (CPI). Lors d’un sommet extraordinaire tenu à Niamey le 16 septembre, rapporté par Jeune Afrique, les ministres de la Justice des trois pays ont entamé les discussions sur cette décision majeure, motivée par une perception de partialité à l’encontre des États africains. Selon Mohamed Toumba, Premier ministre nigérien par intérim, les pratiques de la CPI sont « exclusivement orientées vers les pays africains ». Le point central est la mise en place d’une juridiction régionale autonome pour traiter les crimes internationaux et la criminalité organisée. Cette initiative marque une étape supplémentaire dans l’affirmation de leur autonomie judiciaire et politique.
France : quand le Niger se moque de Macron et des troubles politiques
La crise politique qui secoue Paris ne passe pas inaperçue à Niamey. La télévision publique nigérienne en a fait un sujet de choix, tournant en dérision Emmanuel Macron et les difficultés de la scène politique française. Cette mise en avant traduit un renversement des rôles où l’ancien partenaire africain, longtemps critiqué et sermonné par Paris, pointe désormais du doigt les failles de l’Hexagone.
Après le Niger, la France perd une partie d'une importante mine
En juin 2025, la France a subi un revers cinglant au Niger, avec la nationalisation brutale de la Société des Mines de l’Aïr (Somaïr), filiale majeure d’Orano, leader français de l’uranium.