L’Alliance des États du Sahel réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger autour d’un choix assumé : renforcer leur capacité à décider et à agir sans dépendre d’acteurs extérieurs sur les questions jugées essentielles. Défense collective, solidarité entre États membres, contrôle des leviers stratégiques et refus de toute tutelle constituent le socle de cette alliance. Au fil des mois, cette orientation s’est traduite par des initiatives concrètes, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. Le numérique, désormais central dans la gestion publique et la circulation de l’information, s’impose aujourd’hui comme un nouveau terrain d’affirmation de cette autonomie.
AES
UEMOA : le Mali devient la 1ère puissance militaire, la Côte d’Ivoire perd sa place
Depuis plusieurs années, les forces armées des pays membres de l’UEMOA montrent des profils très variés, reflétant à la fois leurs moyens financiers, leurs équipements et leurs priorités sécuritaires. Le Mali, la Côte d’Ivoire et le Niger dominaient traditionnellement le classement régional, tandis que le Sénégal, le Burkina Faso et le Bénin occupaient des positions intermédiaires. Ces écarts se traduisent aussi sur le plan continental et mondial, où l’écart entre les nations les plus armées et les autres reste significatif.
Burkina : l’État annonce un durcissement de la lutte contre la corruption
La corruption reste l’un des principaux obstacles à l’efficacité de l’action publique dans de nombreux pays. Elle affaiblit la confiance des citoyens, ralentit les procédures administratives et compromet l’utilisation des ressources publiques. Face à ce phénomène, les États multiplient les mécanismes de prévention, de contrôle et de sanction, avec des approches variables selon les réalités nationales. Au Burkina Faso, cette problématique occupe depuis plusieurs années une place centrale dans le discours public et dans les priorités affichées par les autorités, qui ont progressivement renforcé les outils de lutte et de sensibilisation. Les annonces récentes marquent une nouvelle étape dans cette orientation.
Mali : des équipements militaires pour l’armée après les nouveaux drones AKINCI
Le 30 janvier 2026, l’Armée malienne a officiellement reçu de nouveaux drones de combat turcs AKINCI lors d’une cérémonie à la base aérienne de Sévaré. La remise a été effectuée par le ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, au Chef d’État-major Général des Armées, le Général Oumar Diarra, en présence de hauts responsables militaires. Ces drones haute altitude et longue endurance, conçus pour la surveillance, la reconnaissance et les frappes de précision, renforcent les capacités opérationnelles des forces maliennes. Quelques heures après cette remise, un important convoi de matériel terrestre est arrivé, poursuivant le renforcement des moyens militaires du pays.
Niger : l'UA apporte son soutien après l'attaque contre l'aéroport de Niamey
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, l’aéroport international Hamani Diori et la base aérienne 101 de Niamey ont été la cible d’une attaque armée d’envergure. Les assaillants ont été repoussés après plusieurs dizaines de minutes de combats, et les forces de sécurité nigériennes ont rapidement pris le contrôle de la situation. L’attaque a provoqué des dégâts matériels limités mais a profondément marqué l’opinion publique, suscitant des réactions immédiates de la part des autorités nigériennes et des organisations régionales.
Burkina : plus de 94 tonnes d’or produites, près de 800 milliards FCFA générés en 2025
Métal rare et durable, l’or traverse les époques comme une valeur sûre. Il rassure en période d’incertitude, soutient les échanges internationaux et demeure un levier économique majeur pour de nombreux pays producteurs. En Afrique de l’Ouest, cette ressource occupe une place centrale dans les finances publiques, en raison de son poids dans les exportations et de sa contribution directe aux budgets nationaux. C’est dans cette réalité bien établie que s’inscrivent les chiffres récemment annoncés pour le Burkina Faso, illustrant l’importance persistante du secteur aurifère dans l’économie du pays.
Niger : l’EI revendique l’attaque contre l’aéroport de Niamey
Dans la nuit du 28 au 29 janvier, des tirs et des explosions ont retenti aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. L’attaque, rapidement contenue par les forces de défense et de sécurité, avait conduit les autorités nigériennes à communiquer pour rassurer la population et affirmer le contrôle de la situation. Quelques jours plus tard, cette opération connaît un nouvel éclairage avec une revendication formelle de l’État islamique, relançant l’attention sur la menace sécuritaire qui pèse sur la capitale nigérienne.
Côte d’Ivoire : l'ambassadeur du Niger convoqué après les propos du général Tiani
Le 29 janvier 2026, une attaque armée a visé une zone proche de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, au Niger, déclenchant des accusations surprenantes du général Abdourahamane Tiani. Ce dernier a affirmé que des pays de la sous-région, dont la Côte d’Ivoire, auraient été impliqués ou complices dans cette opération. Ces déclarations ont rapidement provoqué une réaction ferme des autorités ivoiriennes, qui ont dénoncé des propos jugés attentatoires à l’honneur de leur président et à la dignité nationale.
Côte d'Ivoire : 3 ans de prison pour l'ex-député malien Mamadou Hawa Gassama
L’affaire entre Mamadou Hawa Gassama et la justice ivoirienne avait débuté en juillet 2025, après que l’ancien député malien a tenu des propos jugés offensants envers le président Alassane Ouattara, diffusés sur internet. Ces déclarations ont entraîné son interpellation à Abidjan et son inculpation pour « offense au Chef de l’État » et « diffusion d’expressions outrageantes ». Au fil du procès, qui a attiré l’attention sur les relations entre Bamako et Abidjan, Gassama a présenté des excuses publiques et reconnu certains faits, avant que le tribunal ne prononce sa condamnation.
Niger : le Bénin répond aux accusations du général Tiani après l'attaque
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, des tirs nourris et des explosions ont secoué la zone autour de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, ciblant notamment la base aérienne située à l’intérieur du complexe. Les forces de sécurité nigériennes ont riposté, neutralisant plusieurs assaillants et arrêtant d’autres individus, tandis que quelques militaires ont été blessés. Le général Abdourahamane Tiani a alors pointé plusieurs pays, dont le Bénin, en les accusant de complicité dans cette opération. Ces allégations ont rapidement suscité des réactions dans la sous-région, notamment à Cotonou, où les autorités ont choisi de répondre avec fermeté et détachement.