Le bilan semestriel publié par les autorités maliennes de l’aviation civile fait apparaître une évolution contrastée du secteur. Le nombre de voyageurs ayant transité par les aéroports du pays a atteint plus de 466 000 au cours des six premiers mois de 2025, soit une progression marquée par rapport à l’année précédente. En revanche, les mouvements d’avions ont reculé d’environ 11,7 %, témoignant d’une rationalisation des rotations. Le fret aérien et le courrier postal affichent également une croissance, confirmant la place du transport aérien dans l’économie malienne. L’enjeu clé réside dans la capacité des compagnies à absorber cette demande malgré un contexte régional complexe et des relations diplomatiques parfois tendues.
AES
Visas européens : le Niger riposte et applique la réciprocité
Le Niger a récemment ajusté sa politique de délivrance de visas en Europe, impactant plusieurs pays hors de l’espace Schengen. Cette mesure intervient alors que les citoyens nigériens étaient contraints de se déplacer pour accomplir les formalités d’obtention de visa.
Mali : l’ONU exige la libération de Clément Mamadou Dembélé
Des experts indépendants des Nations unies demandent la libération immédiate de l’universitaire Clément Mamadou Dembélé, détenu depuis novembre 2023. Ils estiment que le maintien en prison malgré une décision de justice fragilise la crédibilité du système judiciaire malien.
FC Barcelone : un surdoué burkinabè rejoint l'équipe de basket-ball
L‘Afrique de l’Ouest continue de confirmer son rôle de terre de talents sportifs. Plusieurs pays de la région ont mis en place des dispositifs pour repérer, former et valoriser de jeunes athlètes prometteurs dans différents sports, notamment le football et le basket-ball. Ces initiatives offrent aux jeunes la possibilité de se projeter sur la scène internationale et de suivre les traces de leurs aînés.
Armées au Maghreb : un rapprochement militaire renforcé avec le Burkina Faso
Le Burkina Faso, multiplie les initiatives pour diversifier ses partenariats militaires afin de faire face à ses défis sécuritaires. En effet, le pays d’Afrique de l’Ouest cherche à s’appuyer sur des alliés capables de partager leur expertise et de soutenir le développement de ses capacités opérationnelles.
Burkina Faso : les raisons derrière l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU
La décision d’expulser la représentante des Nations unies au Burkina Faso s’explique par un différend autour d’un rapport jugé partial par les autorités. Ce document sur les enfants touchés par le conflit armé a été perçu comme une remise en cause des forces nationales, un enjeu sensible dans un pays en lutte contre l’insécurité. Cette mesure s’inscrit dans une série de ruptures diplomatiques déjà amorcées par Ouagadougou.
Niger : 14 millions de barils de pétrole exportés via le Bénin
Le Niger continue d’acheminer son pétrole brut vers les marchés internationaux grâce à l’oléoduc reliant Agadem, principal bassin pétrolier du pays, au port de Sèmè-Kpodji au Bénin. Ce pipeline mis en service en 2024 représente une avancée pour l’industrie pétrolière nigérienne, permettant une exportation directe sans dépendre des infrastructures d’autres nations. Malgré la fermeture des frontières terrestres entre le Niger et le Bénin, la production pétrolière ne faiblit pas : plus de 14 millions de barils ont été évacués à ce jour. L’exploitation est principalement assurée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), qui détient la majorité des cargaisons, tandis que l’État nigérien conserve environ 3,5 millions de barils. Ce projet ambitionne d’augmenter progressivement la production nationale.
Niger : Tiani affirme son engagement pour une refondation de cinq ans
Le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé son engagement à appliquer sans faillir les décisions issues des Assises nationales, qui prévoient une refondation politique sur une période de cinq ans. Devant les autorités du pays et les représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a qualifié cette initiative d’inédite et porteuse d’un espoir pour l’avenir du Niger. Ces Assises, qui ont réuni plus de 700 délégués pendant plusieurs jours, ont permis de définir une nouvelle charte destinée à encadrer la gouvernance nationale. Selon Tiani, ces travaux ont été menés en toute indépendance, avec un profond sens des responsabilités vis-à-vis du peuple et de l’histoire du pays. Les conclusions adoptées, bien qu’ouvertes à des ajustements futurs, posent les bases d’une restructuration institutionnelle. Parmi les mesures phares figure la dissolution des partis politiques, considérée comme une étape essentielle pour assainir le paysage politique et éviter les divisions internes.
Conflit minier au Mali : Barrick Gold versera 438 millions $
Le gouvernement malien et Barrick Gold ont conclu un accord impliquant un versement de 438 millions de dollars par la compagnie minière canadienne. Cette entente vise à résoudre un différend fiscal et à permettre la reprise des activités sur la mine de Loulo-Gounkoto, la plus grande exploitation aurifère du pays. En janvier 2025, les autorités maliennes avaient saisi trois tonnes d’or et arrêté plusieurs employés de Barrick, accusant l’entreprise de ne pas s’être acquittée de ses obligations fiscales. Cet accord intervient dans un contexte de tensions entre l’État et les multinationales minières, alors que Bamako cherche à récupérer les impôts et redevances non perçus, estimés entre 300 et 600 milliards de francs CFA à l’issue d’un audit mené en 2023. Si le versement de Barrick marque une avancée dans ces négociations, il reste des incertitudes sur la mise en œuvre de l’accord, notamment en ce qui concerne l’application du nouveau code minier et la date effective de reprise des opérations.
Uranium du Niger : vers un dialogue avec le canadien Goviex
Le Niger est un acteur clé du marché mondial de l’uranium, un minerai indispensable à la production d’énergie nucléaire. Depuis les années 1970, l’exploitation de l’uranium constitue un pilier de son économie, avec des gisements situés principalement dans la région d’Arlit. Toutefois, cette industrie est marquée par des défis majeurs, notamment des tensions avec les compagnies étrangères. En juillet 2024, les autorités nigériennes ont annulé le permis d’exploitation du projet Madaouela, détenu par la société canadienne GoviEx, en raison de retards dans son développement. En réponse, GoviEx a engagé une procédure d’arbitrage international en décembre 2024, affirmant que cette révocation contrevenait aux engagements pris par le Niger dans un accord signé en 2007. Cette situation a aggravé l’incertitude autour des investissements étrangers dans le secteur minier nigérien, alors même que le pays cherche à maximiser les bénéfices tirés de ses ressources naturelles.