Depuis plusieurs semaines, l’approvisionnement en carburant au Mali est fortement perturbé. Les files d’attente s’allongent devant les stations-service, tandis que les camions-citernes peinent à atteindre Bamako et d’autres villes. Cette situation résulte des attaques répétées menées par des groupes armés liés à Al-Qaïda contre les convois d’hydrocarbures en provenance des ports de Conakry et de Dakar. Face à cette situation, le gouvernement malien a décidé de passer à l’offensive
AES
Tensions Algérie - Mali : la Russie prête à aider
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est exprimé hier à Moscou devant un groupe de journalistes arabes venus pour couvrir le sommet russo-arabe, finalement reporté. L’entretien, d’abord consacré au rôle de la Russie sur le continent africain, a rapidement pris une tournure diplomatique lorsque la question de la présence militaire russe au Mali a été abordée.
Le Niger mise sur un projet industriel de 21,7 milliards FCFA
Depuis 2023, le Niger prend des mesures pour renforcer sa souveraineté, en reprenant le contrôle de ses ressources et en réorientant ses alliances régionales. Le pays limite également la présence de forces étrangères sur son territoire. Cette volonté d’indépendance se traduit par des projets économiques ambitieux, comme le futur complexe industriel de Maradi, destiné à stimuler la production locale et l’emploi.
Visas : les USA imposent une caution au Mali qui répond
Les relations consulaires entre Washington et plusieurs pays africains connaissent de nouvelles turbulences. Après la suspension des services de visas américains au Burkina Faso, obligeant les demandeurs à se rendre à Lomé pour leurs démarches, c’est désormais le Mali qui fait face à une mesure restrictive. Les États-Unis y instaurent un système de caution pour l’obtention de visas d’affaires et de tourisme, une initiative jugée discriminatoire par Bamako.
Migrants expulsés des USA : le Burkina refuse et dénonce des pressions
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la politique migratoire américaine a pris un tournant plus radical, notamment avec la relance des expulsions dites « vers pays tiers ». Ces opérations consistent à renvoyer des migrants non seulement vers leurs pays d’origine, mais aussi vers d’autres États acceptant, en échange d’accords bilatéraux, d’accueillir des personnes sans lien direct avec leur territoire. Plusieurs nations africaines, comme le Ghana, l’Eswatini ou le Soudan du Sud, ont été sollicitées pour accueillir ces expulsés, suscitant des critiques sur le respect du droit international et du principe de non-refoulement. C’est dans ce cadre que le Burkina Faso a récemment été approché par Washington, une proposition que Ouagadougou a catégoriquement rejetée.
Le Burkina lance son forum international d’investissement
Le Burkina Faso cherche depuis plusieurs années à redonner de l’élan à son économie en misant sur la transformation locale, la diversification des partenariats et la valorisation de son secteur privé. Le pays entend attirer davantage de capitaux étrangers pour stimuler l’emploi et consolider ses infrastructures productives. Cette ambition s’est traduite par la tenue d’un nouveau rendez-vous économique majeur à Ouagadougou.
Mali : l’enseignement de la Révolution française suspendu par le gouvernement
Le ministère de l’Éducation nationale du Mali a annoncé l’arrêt immédiat de l’enseignement de la Révolution française de 1789 pour toutes les classes de 9ᵉ année, par une note rendue publique le 9 octobre 2025. La décision, signée par le Secrétaire général Boubacar Dembélé, a été adressée aux directions des académies du pays, avec des instructions strictes pour assurer son application. Les responsables insistent sur le fait que toute dérogation sera sanctionnée et demandent aux directeurs des Centres d’Animation Pédagogique de prendre des mesures sans délai. Cette mesure soulève des interrogations sur le contenu des programmes scolaires et leur adéquation avec les priorités nationales.
Mali : ce que révèle la radiation de douze militaires, dont deux généraux
Les relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et la France restent marquées par des tensions persistantes depuis l’expulsion des troupes françaises du Mali en 2022. Les États de l’AES tentent tant bien que mal de juguler les attaques terroristes dans leurs pays avec des succès mais aussi quelques échecs. Pour les pays de la région plusieurs urgences sont au programme. Notamment dans le domaine économique, sécuritaire, mais aussi sur le plan de la gestion des ressources. Ce climat de méfiance, alimenté par des différends politiques et sécuritaires, connaît aujourd’hui un nouvel épisode avec la radiation de douze militaires maliens, parmi lesquels figure un étranger de nationalité française arrêté pour son implication présumée dans une tentative de coup d’État.
Burkina : l’ONG INSO dément tout espionnage après l’arrestation de ses employés
Au Burkina Faso, huit employés de l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO), dont quatre étrangers, ont été arrêtés mardi 7 octobre 2025. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a indiqué qu’ils seront présentés au procureur pour des faits présumés d’« espionnage » et de « trahison ». L’organisation réfute ces accusations et affirme que ses activités se déroulent de manière légale et transparente. Les autorités précisent que les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir transmis des informations sensibles à des entités étrangères.
Comment le Port de Cotonou a résisté à la crise Niger-Bénin
La première édition de PAC Média Connect, tenue du 1er au 2 octobre 2025, a offert au grand public et aux professionnels des médias un retour d’expérience détaillé sur la gestion par le Port autonome de Cotonou (PAC) de la crise provoquée par la fermeture des frontières nigériennes en juillet 2023. Conférences et visite guidée des installations ont permis au directeur général, Bart Van Eenoo, d’expliquer les mesures adoptées pour éviter l’asphyxie logistique de l’infrastructure portuaire.