Le Niger, situé au cœur du Sahel, est confronté à des attaques fréquentes de groupes terroristes opérant principalement dans deux zones d’insécurité. À l’ouest du pays, les régions de Tillabéri et Tahoua sont particulièrement touchées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à Daech, tels que le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (Jnim) et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). À l’est, la menace est assurée par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui œuvrent à déstabiliser les zones proches du Nigeria et du lac Tchad. Ces groupes mènent des attaques visant à affaiblir l’État nigérien, et l’enlèvement de personnalités publiques est devenu une méthode privilégiée pour exercer une pression sur le gouvernement.
AES
Passeport AES : le Mali réagit à propos des problèmes de reconnaissance
Depuis le 29 janvier 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) a mis en circulation un nouveau passeport biométrique pour faciliter les déplacements des citoyens des pays membres tout en renforçant leur intégration régionale. Cependant, certains détenteurs de ce passeport signalent des difficultés lors de ses présentations dans des consulats, notamment à celui de la France à Bamako. Bien que des témoignages aient été rapportés, aucune plainte formelle n’a été déposée à ce jour. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali a pris acte de ces incidents et a entamé une enquête pour mieux comprendre les causes de ces refus. Parallèlement, des discussions sont en cours avec le ministère des Affaires étrangères afin de clarifier la situation et d’assurer le bon déroulement des procédures administratives.
Afrique : après ses déboires au Mali, Barrick relance son exploration aurifère au Sénégal
Après avoir cédé son projet Massawa en 2020, Barrick Gold avait largement réduit ses activités au Sénégal, ne conservant que quelques permis d’exploration. Aujourd’hui, la compagnie canadienne change de cap et annonce un investissement de 22,5 millions de dollars pour intensifier la recherche aurifère dans le pays. Cette décision intervient alors que Barrick est confrontée à des tensions croissantes au Mali, où son complexe minier Loulo-Gounkoto, essentiel à sa production, est à l’arrêt. Pour renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest, l’entreprise a conclu un partenariat avec le groupe marocain Managem, ciblant les permis de Daorala, Noumoufoukha et Faraba, situés dans une région au fort potentiel minier. L’objectif est d’identifier des ressources exploitables, avec l’espoir d’atteindre au moins 2 millions d’onces d’or, un chiffre qui pourrait justifier d’importants investissements futurs.
Mali : bientôt l'intégration de combattants alliés dans l'armée nationale
Le programme « désarmement, démobilisation, réinsertion » au Mali vise à réduire la présence de groupes armés et à favoriser la stabilité du pays. Lancé en 2015 dans le cadre de l’Accord de paix d’Alger, il a connu de nombreuses difficultés avant d’être officiellement relancé le 11 février par le gouvernement de transition. Cette nouvelle phase, baptisée DDR-1, prévoit l’intégration dans l’armée de combattants issus de groupes armés du nord et du centre du pays, mais uniquement ceux ayant choisi de coopérer avec les autorités maliennes. Contrairement à la première tentative, qui s’adressait à toutes les factions signataires de l’accord de paix, cette initiative exclut les groupes dissidents en conflit avec le gouvernement.
Retrait de la CEDEAO : le budget dépensé par le Niger pour le 1ᵉʳ anniversaire
Le 28 janvier 2024, trois pays de l’Afrique de l’Ouest ont annoncé leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour fonder une nouvelle organisation régionale, la Confédération des États du Sahel (AES). Ce retrait a pour objectif de créer un espace de coopération autonome, centré sur des problématiques spécifiques telles que la sécurité et le développement. L’AES a rapidement pris des mesures pour structurer cette nouvelle organisation, en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme et la déstabilisation causée par les groupes djihadistes, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La décision de quitter la CEDEAO a été accompagnée par des rassemblements populaires pour marquer ce changement, avec des activités organisées dans plusieurs localités.
Sénégal-Mali : un partenariat pour la lutte transfrontalière contre le terrorisme
Le Mali et le Sénégal font face à des défis sécuritaires communs liés au terrorisme et à l’extrémisme violent, bien que leurs contextes respectifs diffèrent. Le Mali, en particulier, est en proie à une insécurité persistante depuis la rébellion touarègue de 2012 et l’implantation de groupes jihadistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Ces groupes ont exploité les faiblesses de l’État malien pour s’implanter, particulièrement dans le nord et le centre du pays, ce qui a entraîné une détérioration de la situation sécuritaire. Le Sénégal, bien que plus stable, fait face à une menace croissante de radicalisation, notamment à cause de sa proximité avec des zones instables comme le Mali. Il devient un point de transit pour les jihadistes se dirigeant vers la côte atlantique. Bien que les attaques soient rares, le risque d’infiltration de groupes extrémistes reste élevé.
Maghreb : vers une coopération énergétique durable avec le Niger
Le ministre nigérien du Pétrole, Sahabi Oumarou, a récemment entrepris une visite en Algérie dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur énergétique. Lors de ce déplacement, plusieurs projets d’envergure ont été abordés, notamment le développement des infrastructures gazières et pétrolières. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des précédentes discussions visant à mettre en œuvre des initiatives communes, telles que l’exploration et la prospection des hydrocarbures. Le renforcement de la collaboration vise à augmenter les liens entre l’Algérie et le Niger, afin de favoriser l’autonomie énergétique de ce dernier tout en consolidant la position de l’Algérie en tant que leader régional dans le secteur.
Afrique : le Niger veut un Sahel fort et indépendant
Le Niger a affirmé avec force sa vision d’un Sahel tourné vers la stabilité et le développement. Le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a allégué avoir relayé le message du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) lors de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, insistant sur la souveraineté du pays et la nécessité pour les nations sahéliennes de prendre en main leur destin. Il a rappelé que le Niger, confronté à d’importants défis sécuritaires et économiques, ne comptait que sur ses propres forces pour assurer son avenir. Loin d’être une région vouée à l’instabilité, le Sahel doit devenir une zone de prospérité où les populations bénéficient pleinement des ressources et des opportunités économiques disponibles.
Mali : une association de Touaregs se range du côté de Goïta
Les revendications des groupes armés touaregs, comme le Front de libération de l’Azawad (FLA), sont profondément enracinées dans l’histoire du nord du Mali. Depuis plusieurs décennies, les populations touarègues du Mali, notamment celles de Kidal, Gao et Tombouctou, ont exprimé leur frustration face à leur marginalisation par le gouvernement central. Les tensions débouchaient souvent sur des rébellions violentes, réclamant soit une autonomie accrue, soit l’indépendance de la région de l’Azawad. Ce conflit a atteint son comble en 2012, lorsque des groupes rebelles ont lancé une insurrection demandant la création d’un État indépendant. Ce soulèvement a été rapidement amplifié par l’implication de groupes djihadistes, surtout ceux liés à Al-Qaïda, provoquant une crise majeure au Mali. Bien que l’intervention de la France en 2013 ait permis de repousser ces groupes armés, l’instabilité perdure. Le processus de paix initié par l’Accord de 2015 a mis en place un cadre pour la réconciliation, mais les tensions restent élevées et les revendications des groupes armés, comme le FLA, restent un point de friction majeur.
Mines au Mali : le Ghana veut investir dans le pays
L’or joue un grand rôle dans l’économie malienne, faisant du pays le troisième plus grand producteur du continent, après l’Afrique du Sud et le Ghana. L’industrie aurifère repose en grande partie sur des mines industrielles exploitées par des compagnies internationales. Parallèlement, l’orpaillage artisanal constitue une activité majeure, générant des emplois pour des centaines de milliers de Maliens. Cette double exploitation, industrielle et artisanale, fait de l’or un moteur économique essentiel pour le pays, contribuant de manière significative aux exportations et aux recettes publiques. Les investissements étrangers dans le secteur aurifère suscitent un grand intérêt, notamment en raison des récentes réformes minières mises en place par le gouvernement malien.