Burkina Faso : les raisons derrière l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU

Burkina Faso : les raisons derrière l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU

La décision d’expulser la représentante des Nations unies au Burkina Faso s’explique par un différend autour d’un rapport jugé partial par les autorités. Ce document sur les enfants touchés par le conflit armé a été perçu comme une remise en cause des forces nationales, un enjeu sensible dans un pays en lutte contre l’insécurité. Cette mesure s’inscrit dans une série de ruptures diplomatiques déjà amorcées par Ouagadougou.

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Niger : 14 millions de barils de pétrole exportés via le Bénin

Niger : 14 millions de barils de pétrole exportés via le Bénin

Le Niger continue d’acheminer son pétrole brut vers les marchés internationaux grâce à l’oléoduc reliant Agadem, principal bassin pétrolier du pays, au port de Sèmè-Kpodji au Bénin. Ce pipeline mis en service en 2024 représente une avancée pour l’industrie pétrolière nigérienne, permettant une exportation directe sans dépendre des infrastructures d’autres nations. Malgré la fermeture des frontières terrestres entre le Niger et le Bénin, la production pétrolière ne faiblit pas : plus de 14 millions de barils ont été évacués à ce jour. L’exploitation est principalement assurée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), qui détient la majorité des cargaisons, tandis que l’État nigérien conserve environ 3,5 millions de barils. Ce projet ambitionne d’augmenter progressivement la production nationale.

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Niger : Tiani affirme son engagement pour une refondation de cinq ans

Abdouramane Tiani

Le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé son engagement à appliquer sans faillir les décisions issues des Assises nationales, qui prévoient une refondation politique sur une période de cinq ans. Devant les autorités du pays et les représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a qualifié cette initiative d’inédite et porteuse d’un espoir pour l’avenir du Niger. Ces Assises, qui ont réuni plus de 700 délégués pendant plusieurs jours, ont permis de définir une nouvelle charte destinée à encadrer la gouvernance nationale. Selon Tiani, ces travaux ont été menés en toute indépendance, avec un profond sens des responsabilités vis-à-vis du peuple et de l’histoire du pays. Les conclusions adoptées, bien qu’ouvertes à des ajustements futurs, posent les bases d’une restructuration institutionnelle. Parmi les mesures phares figure la dissolution des partis politiques, considérée comme une étape essentielle pour assainir le paysage politique et éviter les divisions internes.

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Conflit minier au Mali : Barrick Gold versera 438 millions $

Conflit minier au Mali : Barrick Gold versera 438 millions $

Le gouvernement malien et Barrick Gold ont conclu un accord impliquant un versement de 438 millions de dollars par la compagnie minière canadienne. Cette entente vise à résoudre un différend fiscal et à permettre la reprise des activités sur la mine de Loulo-Gounkoto, la plus grande exploitation aurifère du pays. En janvier 2025, les autorités maliennes avaient saisi trois tonnes d’or et arrêté plusieurs employés de Barrick, accusant l’entreprise de ne pas s’être acquittée de ses obligations fiscales. Cet accord intervient dans un contexte de tensions entre l’État et les multinationales minières, alors que Bamako cherche à récupérer les impôts et redevances non perçus, estimés entre 300 et 600 milliards de francs CFA à l’issue d’un audit mené en 2023. Si le versement de Barrick marque une avancée dans ces négociations, il reste des incertitudes sur la mise en œuvre de l’accord, notamment en ce qui concerne l’application du nouveau code minier et la date effective de reprise des opérations.

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Uranium du Niger : vers un dialogue avec le canadien Goviex

Uranium du Niger : vers un dialogue avec le canadien Goviex

Le Niger est un acteur clé du marché mondial de l’uranium, un minerai indispensable à la production d’énergie nucléaire. Depuis les années 1970, l’exploitation de l’uranium constitue un pilier de son économie, avec des gisements situés principalement dans la région d’Arlit. Toutefois, cette industrie est marquée par des défis majeurs, notamment des tensions avec les compagnies étrangères. En juillet 2024, les autorités nigériennes ont annulé le permis d’exploitation du projet Madaouela, détenu par la société canadienne GoviEx, en raison de retards dans son développement. En réponse, GoviEx a engagé une procédure d’arbitrage international en décembre 2024, affirmant que cette révocation contrevenait aux engagements pris par le Niger dans un accord signé en 2007. Cette situation a aggravé l’incertitude autour des investissements étrangers dans le secteur minier nigérien, alors même que le pays cherche à maximiser les bénéfices tirés de ses ressources naturelles.

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Niger : un ancien responsable entre les mains des terroristes

Niger : un ancien responsable entre les mains des terroristes

Le Niger, situé au cœur du Sahel, est confronté à des attaques fréquentes de groupes terroristes opérant principalement dans deux zones d’insécurité. À l’ouest du pays, les régions de Tillabéri et Tahoua sont particulièrement touchées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à Daech, tels que le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (Jnim) et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). À l’est, la menace est assurée par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui œuvrent à déstabiliser les zones proches du Nigeria et du lac Tchad. Ces groupes mènent des attaques visant à affaiblir l’État nigérien, et l’enlèvement de personnalités publiques est devenu une méthode privilégiée pour exercer une pression sur le gouvernement.

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Passeport AES : le Mali réagit à propos des problèmes de reconnaissance

Passeport AES : le Mali réagit à propos des problèmes de reconnaissance

Depuis le 29 janvier 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) a mis en circulation un nouveau passeport biométrique pour faciliter les déplacements des citoyens des pays membres tout en renforçant leur intégration régionale. Cependant, certains détenteurs de ce passeport signalent des difficultés lors de ses présentations dans des consulats, notamment à celui de la France à Bamako. Bien que des témoignages aient été rapportés, aucune plainte formelle n’a été déposée à ce jour. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali a pris acte de ces incidents et a entamé une enquête pour mieux comprendre les causes de ces refus. Parallèlement, des discussions sont en cours avec le ministère des Affaires étrangères afin de clarifier la situation et d’assurer le bon déroulement des procédures administratives.

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Afrique : après ses déboires au Mali, Barrick relance son exploration aurifère au Sénégal

Afrique : après ses déboires au Mali, Barrick relance son exploration aurifère au Sénégal

Après avoir cédé son projet Massawa en 2020, Barrick Gold avait largement réduit ses activités au Sénégal, ne conservant que quelques permis d’exploration. Aujourd’hui, la compagnie canadienne change de cap et annonce un investissement de 22,5 millions de dollars pour intensifier la recherche aurifère dans le pays. Cette décision intervient alors que Barrick est confrontée à des tensions croissantes au Mali, où son complexe minier Loulo-Gounkoto, essentiel à sa production, est à l’arrêt. Pour renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest, l’entreprise a conclu un partenariat avec le groupe marocain Managem, ciblant les permis de Daorala, Noumoufoukha et Faraba, situés dans une région au fort potentiel minier. L’objectif est d’identifier des ressources exploitables, avec l’espoir d’atteindre au moins 2 millions d’onces d’or, un chiffre qui pourrait justifier d’importants investissements futurs.

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Mali : bientôt l'intégration de combattants alliés dans l'armée nationale

Mali : bientôt l'intégration de combattants alliés dans l'armée nationale

Le programme « désarmement, démobilisation, réinsertion » au Mali vise à réduire la présence de groupes armés et à favoriser la stabilité du pays. Lancé en 2015 dans le cadre de l’Accord de paix d’Alger, il a connu de nombreuses difficultés avant d’être officiellement relancé le 11 février par le gouvernement de transition. Cette nouvelle phase, baptisée DDR-1, prévoit l’intégration dans l’armée de combattants issus de groupes armés du nord et du centre du pays, mais uniquement ceux ayant choisi de coopérer avec les autorités maliennes. Contrairement à la première tentative, qui s’adressait à toutes les factions signataires de l’accord de paix, cette initiative exclut les groupes dissidents en conflit avec le gouvernement.

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