Mono-Couffo (Bénin) : une centaine d’enfants meurent chaque année, faute de sang

Mono-Couffo (Bénin) : une centaine d’enfants meurent chaque année, faute de sang

Les départements du Mono et du Couffo font partie des départements les mieux couverts en terme de transfusion sanguine au Bénin.

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Mais, à côté de cette performance, environs 200 patients, principalement des enfants souffrant du paludisme, meurent chaque année faute de sang dans les formations sanitaires de ces deux départements.

Selon le chef de l’antenne départementale de la transfusion sanguine (ADTS) Mono-Couffo, M. Justin Dako, plus de neuf mille (9.000) patients (femmes enceintes, enfants et cas d’accidents), sont spontanément servis dans les formations sanitaires de ces départements, chaque année.

D’après ses explications sur la situation de la transfusion sanguine dans les deux départements, ce chiffre représente 96% des besoins enregistrés par an en temps de pique et non pique, depuis 2015. Tristement, 4% des patients ne seront jamais servis, par faute d’indisponibilité.

Au regard des statistiques de 2015, ces 4% représentent 250 à 270 patients qui sont chaque fois refoulés d’un centre de santé à un autre. Parmi ces derniers, seule une cinquantaine arrive à être satisfaite. Le reste constitué majoritairement d’enfants souffrant du paludisme, meurt soit sur place, soit en évacuation ou dans les cabinets privés de soin privé, ou encore dans les domiciles, au nez et à la barbe des parents impuissants. Et pourtant, de nombreux efforts sont déployés pour éviter ces drames. Pour Monsieur Dako, « 20 à 25 poches sont servies par jours pour répondre aux besoins des enfants souffrant de paludisme et de malnutrition aigue ».  Malheureusement, ce nombre ne suffit pas à couvrir tous les besoins en sang. Afin de juguler la pénurie, de grands moyens sont déployés par l’ADTS (antenne départementale de transfusion sanguine).

On note un accroissement des dons volontaires, des sensibilisations, des campagnes de collecte et un meilleur traitement des poches de sang collectées, grâce à un système de sécurisation des poches de sang dans les départements.  Cette nouvelle dynamique permet à l’antenne de réaliser une collecte de 120 à 150 poches par semaines, essentiellement sur des élèves et étudiants, explique  le chef antenne Mono-Couffo de la transfusion sanguine, M. Justin Dako.  Il mentionne également que « de nouvelles mesures sont mise en place pour sécuriser le sang dans les deux départements, à savoir la traçabilité des poches de sang de la banque de sang jusqu’au patient, l’autorisation formelle accordée à six unité sanitaire de collecter, de traiter et de distribuer le sang dans les deux départements.

Il s’agit donc des hôpitaux de zone de Comé, d’Aplahoué et de Klouékanmè, de l’hôpital Saint Camille de Dogbo, Gohomey, et la clinique Padre Pio à Lokossa, seul cabinet de soin privé concerné ». Des solutions urgentes s’imposent pour tourner cette page de pénurie de sang dans les formations sanitaires. Pour atteindre zéro cas de patients non servi dans les deux départements, l’ADTS a besoin d’un renforcement des capacités en personnel, et d’une dotation en matériels roulants et intrants. Le chef de l’antenne départementale de la transfusion sanguine (ADTS) Mono-Couffo appelle au soutien des media pour la sensibilisation et la communication. Il appelle également à un changement des comportements chez les populations, les invitants à vivre dans un environnement sain et à donner volontairement leur sang pour sauver des vies

Commentaires

Commentaires du site 1
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    GbetoMagnon 3 mois

    “les mieux couverts” Qu’est-ce que ça doit être pour les autres…

    Messieurs les “zonorables”, les “zome-daffaire”, les “consultants”, les “Ministres”; personne n’ira vous demander un peu de votre sang, mais une cotisation peut-être pour acheter des frigos et organiser des campagnes de collectes dotées (€€) dans les hôpitaux concernés ?