Eliminatoires du Chan Kenya 2018: Des regrets pour les Ecureuils du Bénin

Eliminatoires du Chan Kenya 2018: Des regrets pour les Ecureuils du Bénin

Au bout d’un match solide, les Ecureuils locaux du Bénin ont laissé échapper ce dimanche 16 juillet 2017 au stade de Kégué de Lomé, une victoire méritée devant les Eperviers locaux du Togo.

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Cependant, Oumar Tchomogo a des motifs de satisfactions même si des réglages restent à faire. Conscients de leurs déficits en termes de compétition, les Ecureuils locaux du Bénin ont foulé la pelouse de Kégué ce dimanche sans complexes.

Avec un système de 4-4-2 très vite transformé en un 4-1-4-1, Mama Séïbou et ses coéquipiers se sont présentés devant les Eperviers locaux du Togo, en conquérants. Mama Sébou s’est positionné devant la défense à quatre en forme d’essuie glasses. Avec une bonne assise défensive, un milieu de terrain densifié avec cinq joueurs, les Ecureuils ont canalisé leur adversaire. Mais, l’équipe a été coupée en deux et le relais entre le capitaine Mama et la ligne d’attaquants, n’a pas été assuré. Si Ibrahim Ogoulola a multiplié les initiatives et a beaucoup cherché à être ce relais, il n’y est pas parvenu en première partie.

Les premiers dangers

Dans cette rencontre, les occasions franches de but sont rares. Ce n’est pas que la volonté n’y est pas. Mais des deux côtés, les joueurs ont manqué de concentration dans les derniers gestes et ont souvent fait de mauvais choix. Dans ce stage Kégué pas comble, il faut attendre la 21è minute pour voir le premier danger togolais. Sur une rapide relance du gardien Bassa Sabirou, Koidjo Sewonon gagne son duel devant Nabil Yarou, avant de décrocher une frappe des 35 mètres à côté des buts de Steve Glodjinon. Charbel Gomez répond à la 34è minute après une belle action de contre. Bien servi par Koukpo, le milieu chevauche le côté droit de la défense togolaise jusque dans la surface de réparation, avant d’envoyer une molle frappe dans les bras du gardien Sabirou. Il est suivi de Koukpo (37’), dont la frappe des 20 mètres est captée en deux temps par le gardien togolais.

Manque de concentration

Trop souvent mal servi, Koukpo n’est pas un joueur habitué à faire des appels en profondeur, et il a toujours décroché pour tenter de recevoir les ballons dos au but. Généreux dans ses courses, dangereux balle au pied, il a gagné quelques duels et a été bien gardé. L’une des rares fois où il a échappé aux défenseurs, ce fut bien sûr l’ouverture du score. Sur une balle mal renvoyée par la défense des Eperviers, Abdel Bouraïma dans sa récupération met dans le vent deux défenseurs avant de servir Koukpo. L’attaquant voit le gardien repousser sa première frappe. La seconde est contrée et la balle lobe le gardien pour finir dans les filets (1-0, 45’). Les Eperviers rentrent donc dans les vestiaires déplumés, la tête baisée. Ils vont surprendre les Ecureuils à la reprise. Trois minutes après le coup d’envoi de la deuxième partie, Mama Séïbou tente de jouer en première intention une balle au milieu de terrain et se loupe. Le contre qui a suivi a été fatal. Une première frappe est sauvée par Steve Glodjinon. Le ballon atterri dans les pieds de Koidjo qui marque dans des buts vides (1-1, 48’). A l’heure de jeu, le Bénin reprend mais n’arrive pas à reprendre l’avantage. Et dans cette rencontre où le Bénin a été d’une certaine assurance en défense avec dans l’ensemble des joueurs plus techniques que leurs adversaires, Oumar Tchomogo doit nourrir des regrets. Car, le Togo sur ses installations n’a passe surpassé le Bénin. Cette équipe béninoise pouvait battre les Eperviers ce dimanche ; mais il a manqué aux poulains de Tchomogo un relayeur de qualité. Avec ce score, le Bénin va tenter dimanche prochain au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, d’obtenir une qualification pour le second tour de ces éliminatoires.

On a vu leur match

Marcellin Koukpo

Ce dimanche après midi, le joueur des Buffles a frappé les Éperviers locaux en plein cœur d’un match où il a fait du Marcellin Koukpo. Il a beaucoup décroché, cherché à rejouer avec ses coéquipiers, mais n’a touché que dix ballons. Surveillé comme du lait sur le feu, l’attaquant béninois a été généreux dans ses courses, et dangereux balle au pied. Il a gagné quelques duels (cinq) et perdu quatre ballons. Son entente avec ses coéquipiers reste à parfaire de même que ses choix. Il a été élu homme du match.

Nabil Yarou

Il a fait un travail de sape. Son match a été propre dans l’engagement, dans l’anticipation et dans son positionnement. Nabil Yarou a touché 33 ballons avec 19 duels gagnés pour 20 passes réussies. Nabil a connu quelques soucis sur certaines actions de l’adversaire, mais il a évolué en métronome de cette défense béninoise qui a affiché une belle sérénité. Souvent en couverture de ses deux latéraux, il a beaucoup bougé et dégagé les ballons chauds❒

Et si l’exemple venait du Togo?

Le Bénin doit s’inspirer de l’exemple du Togo en ce qui concerne l’organisation du match à venir. Contrairement à ce qui est habituel au Bénin, la feuille de match est venue 30 minutes avant le début du match, en quantité et en qualité. Au niveau de la main courante, il n’y a eu aucun badaud sauf les stadiés, les photojournalistes, la police et les encadrements techniques des deux équipes. Mieux, à la mi-temps, la presse a eu droit à une collation. Pour la conférence d’après match, il a eu un autre badge qui donne accès à la salle de presse, comme ça se fait à l’international. Des exemples que le Bénin doit prendre en considération en vue de la manche retour à Cotonou dans moins d’une semaine.

Un couac tout de même. Le Bénin n’a pas l’exclusivité des badauds. Et ce dimanche 16 juillet, les journalistes ont eu droit à un avant goût de l’agissement des désœuvrés d’à côté. L’entrée au stade Kégué de Lomé pour les journalistes béninois a été très tendue et houleuse. Ces individus ont refusé carrément l’accès au stade aux hommes des médias béninois, malgré leur badge d’entrée au cou. C’est finalement grâce à un membre de la commission Média de la Fédération béninoise du Togo (Ftf), que les journalistes ont pu avoir accès au match.

Quelques statistiques de la rencontre

Bénin # Togo

4  (2cadrés) 3 (1)

28   fautes commises 21

1      jaunes 2

2      occasions 2

2      Hors-jeu concédés 4

4      corners tirés 2

Commentaires

Commentaires du site 4
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    maya 5 mois

    Franck ! Enfin , pour une première fois que tu encouges notre cher ami tchomogo . Merci

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    FRANCK M MAKON 5 mois

    OUMAR TCHOMOGO MERITE MON CHAPEAU ! JE NE CESSERAI DE REPETER QUE CET HOMME EST BIEN POUR COACHER LES LOCAUX . QUANT A L’EQUIPE SENIOR DES ECUREUILS , IL NOUS FAUT UN PATRON DIGNE DE CE NOM .
    NEANMOINS , TOUS LES BENINOIS DOIVENT SALUER LE TRAVAIL DE TCHOMOGO A L;A TETE DES ECU. LOCAUX .
    LA VICTOIRE DIMANCHE PROCHAIN PROPULSERA LE BENIN DEVANT LE GEANT NIGERIAN A QUI NOUS DEVONS APPLIQUER LA LOI DE DAVID DEVANT GOLIATH .
    VIVEMENT QUE NOS AUTORITES PENSENT A METTRE A LA TETE DES ECUREUILS SENIORS UN PATRON VRAI !
    QUANT A TCHOMOGO , QU’IL CONTINUE AVEC LES LOCAUX ET DIEU L’AIDERA POUR DES VICTOIRES PLUS GRANDES .
    NB: MAYA , J’ATTENDS TES JEREMIADES .

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    Cathie 5 mois

    Le Petit Togo nous dépasse maintenant dans beaucoup de domaines. Le Grand Nigéria nous dépasse dans tous les domaines. Finalement, le Bénin ne fait que parler, faire du “blabla” avec son PAG, mais aucune réalisation, RIEN. Continuer à faire du “blabla” pendant encore 2 ans, tout sera cuit pour le peuple béninois et non pour Talon.

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      aziz 5 mois

      Nous on est fort…dans les turpitudes,la mauvaise gestion des biens publics,la trahison…le faux et usages de faux..

      Et..le nom..de l’écureil..nous va d’ailleurs tres bien…puisque l’écureil…est un petit animal…bandit,voyou..qui n’a pas de couilles…pret à détaller…au moindre bruit