Eliminatoires Chan / retour Bénin # Togo: Presqu’un exploit dans la douleur des imperfections

Eliminatoires Chan / retour Bénin # Togo: Presqu’un exploit dans la douleur des imperfections

Dans la douleur et au bout d’interminables séances de tirs aux buts, les Ecureuils locaux du Bénin ont obtenu leur qualification pour le second tour. Ils vont affronter le Nigeria dans le cadre de la suite des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (Chan) Kenya 2017.

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Le Bénin peut savourer sa qualification pour le second tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2018. Mais il va se remettre au travail, car ce ticket obtenu dans la douleur avec le concours d’un fait d’arbitrage a montré à suffisance la différence entre des joueurs régulièrement en championnat et ceux qui vont à la compétition de façon sporadique.

L’arbitre ghanéen William Agbovi ayant officié ce match retour entre le Bénin et le Togo, va sans doute rester dans les mémoires des Togolais. Car, le cinquième tir aux buts du Togo qui aurait mis fin au match et qualifié le Togo a été au centre de la polémique. La balle a-t-elle vraiment franchi la ligne après avoir ricoché sur la barre transversale?

Les images sont formelles, mais à moins que la Caf ne fasse un revirement spectaculaire, le Togo est contraint de suivre le reste de ces éliminatoires à la maison. Ils auront beau fait de se réfugier sur un fait de jeu en leur défaveur… mais le Bénin aurait aussi pu bénéficier d’un pénalty au cours de la rencontre, pour une faute de main dans la surface de réparation togolaise.

Des satisfactions

Ce qui est indéniable sur les deux matchs, c’est bien que le Bénin a mérité sa qualification. Les joueurs ont manqué même de faire le break quand il le fallait sur les deux matchs. C’est dire que l’équipe d’Oumar Tchomogo a marqué quelques points. Techniquement, les joueurs béninois ont mis tout le monde d’accord : ils sont au-dessus de cette équipe des Eperviers locaux. La palette technique de Charbel Gomez, Jules Elégbédé, Marcellin Koukpo et Rodrigue Houngbédji, est une flamme à entretenir.

A voir quelques séquences de jeu de cette équipe où les joueurs alternent dribles, passes à une touche de balle et ouverture dans le dos de la défense adverse, on remarque bien que l’équipe à de la qualité et peut accomplir de belles choses. Mais, il faut que ces joueurs apprennent à ne pas se laisser emporter par l’euphorie du public. Ce faisant, ils en font trop, à l’image de cette coupure de Gomez (31’) alors que la meilleure solution est de faire un centre dans la surface adverse.

Dans la cohésion aussi, les Ecureuils locaux, ont prit le dessus sur les Eperviers. L’équipe a affiché une cohésion et un collectif qui n’ont pas permis aux togolais de retrouver leur jeu, surtout à Lomé. Mais tout reste à parfaire, car, à des moments donnés et surtout en deuxième période, l’équipe semble coupée en deux avec Mama Séïbou qui se mue en troisième défenseur central. Il faut reconnaitre aussi que dans les buts béninois, Steve Glodjinon a sauvé l’équipe lors des moments clés. Il a su répondre à ses coéquipiers quand il le fallait et a maintenu le navire à flot.

Des faiblesses

Mais, cette équipe a bien subi le contre coup d’être sans championnat. Les deuxièmes parties des deux matchs ont mis en évidence la différence entre des joueurs régulièrement en championnat et ceux qui vivent ponctuellement à la compétition. Faut-il le rappeler, les togolais sortent d’une saison à 26 journées alors que les béninois ne sortent que de sept sans un véritable championnat.

Et donc, en deuxième partie, les joueurs béninois manquent cruellement de fraîcheur physique à l’image d’un Ibrahim Ogoulola dimanche dernier qui a disparu de l’entrejeu. L’équipe n’arrive pas encore à conserver le score ni à touer le match quand il le faut. Après l’ouverture du score, Koukpo a eu la balle du deuxième but. Il a préféré la solution individuelle plutôt que de servir un partenaire pour conclure.

Dans les moments où l’équipe chavire, quelle est la touche de l’entraineur Oumar Tchomogo? Il a fait évoluer son équipe dans un 4-1-3-1 qui a donné un certain équilibre. Mais a-t-il utilisé les bons pions? Le positionnement de Mama Séïbou mérite qu’on s’y intéresse. Un joueur en position d’essuie-glace dans le football moderne est aussi un technicien et celui qui donne la note au jeu de son équipe.

Donc, un certain Gaston Houngbédji dans ce rôle va permettre à Mama Séïbou de monter d’un cran. Il pourrait profiter des remises de Marcelin Koukpo et des seconds ballons pour créer le danger. On ne peut pas avoir dans son équipe un frappeur comme Séïbou et le faire évoluer si bas. Du reste, l’emprise de l’entraineur sur cette équipe reste à prouver. Même ses remplacements n’apportent rien à l’équipe.

Contre le Nigeria, ce sera une autre histoire et la chance ne sera pas toujours là.

On a vu leur match

Charbel Gomez, frêle mais quel danger!

Les togolais ne vont pas l’oublier de si tôt, surtout le latéral gauche. Son match a été, à quelques exceptions près, un régal de technique et de choix de jeu. Jamais il n’a rechigné à défier la défense togolaise balle au pied. Son aisance technique et sa complicité avec Jules Elégbédé et Marcellin Koukpo ont fait mal à la défense des Eperviers locaux. D’ailleurs, le jeu béninois a penché sur son côté où il a touché une trentaine de ballon. Il en a perdu une dizaine et gagné assez de duels. Son physique frêle l’a desservi sur certaines actions et il a aussi cherché à en faire un peu trop.

Jules Elégbédé, généreux dans l’effort

Sortie du banc de touche à Lomé dans les arrêts de jeu, le petit numéro 19 du Bénin a fait du bien à son attaque. Intelligent dans ses déplacements, il a beaucoup combiné avec Koukpo et Gomez. Sa protection de balle a permis de conserver le ballon pour faire remonter le bloc béninois. Et son jeu a apporté de la rapidité aux actions offensives. Le lutin a touché 18 ballons et réussi 12 passes. Ses courses et son positionnement ont crée des soucis à l’axe central de la défense togolaise.

Ibrahim Ogoulola, trop léger

Au cœur d’un milieu à trois, le capitaine des Requins Fc de l’Atlantique n’a pas fait un match solide. Il s’est promené sur le terrain, a tenté quelques combinaisons avec ses coéquipiers. Il a plus joué de façon horizontale que cherché des passes en profondeur. Il n’a gagné que cinq duels, touché une trentaine de ballon et réussi une quinzaine de passes. Il a même disparu du jeu après l’heure de jeu, au temps fort de la domination togolaise où il a affiché des signes de fatigues. Il manque de fraîcheur physique et de vision de jeu.

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    gilles adangnikou 3 mois

    veritable effort de rédaction; merci pour le texte.c’est ce que nous voulons .merci à vous.