Bénin : Le nouveau départ a-t-il rompu avec ces vices ou les a-t-il renforcés ?

Bénin : Le nouveau départ a-t-il rompu avec ces vices ou les a-t-il renforcés ?

L’avènement au pouvoir du régime de la rupture fondé sur le nouveau départ a suscité grand enthousiasme auprès des citoyens. Ils étaient nombreux les

Libertés sur les réseaux sociaux au Bénin: Le régime Talon n’a pas violé la constitution

L’avènement au pouvoir du régime de la rupture fondé sur le nouveau départ a suscité grand enthousiasme auprès des citoyens. Ils étaient nombreux les Béninois qui pensaient que les maux qui gangrènent l’administration tels : la corruption, le détournement des fonds publics, le favoritisme  et l’affairisme devraient être considérablement atténués.

Au constat, plutôt que de régresser, ces vices semblent au contraire se répandre davantage dans l’administration à travers des méthodes plus subtiles.

Le concept de rupture était entendu comme la mise sur pied d’un mode de gouvernement axésur l’éradication  des vices par le fait de rompre avec les mauvaises pratiques de la société en général et de l’administration en particulier. Après plus de 20 mois d’exercice du pouvoir, la déception des populations est à son comble et non sans justifications. Les citoyens approchés pour témoigner des cas de rupture observée dans la gouvernance du nouveau départ manquent d’inspiration. Ilsaffirment plutôt que  le gouvernement de la rupture n’a rompu avec aucune pratique décriée. Ils trouvent que ce régime  a plutôt accentué les vices préexistants. De nombreux exemples sont cités dans ce sens. Pour ce qui est de la corruption et de détournement de fonds publics par exemple, des observateurs font observer que le gouvernement actuel a hérité d’un pouvoir qui avait comme premiers dossiers brûlants, les cas de corruption et de détournement publics.

Dès la tenue de son premier Conseil des ministres, le gouvernement du nouveau départ a donné le ton en supprimant puis en annulant les concours à polémique. Des décisions qui ont été applaudies et qui ont suscité l’espoir auprès des populations. Mais ce satisfécit n’était de courte durée. Puisqu’en formant son gouvernement, les observateurs ont noté que certaines personnalités appelées dans ce gouvernement traînaient des casseroles. Les attentes sur l’ouverture des dossiers Ppea2, l’affaire Maria Gléta, l’affaire des villas Censad, Icc services et bien d’autres encore se sont estompées. Le gouvernement ayant opté de boucher les oreilles sur ces interpellations. A contrario, est né un juteux mécanisme de détournement des fonds publics à travers des

passations de marchés sous le modèle du gré à gré. Une pratique fortement décriée par les observateurs avertis mais que le chef de l’Etat lui-même n’a reconnue qu’en juillet 2017 soit 13 mois après son arrivée au pouvoir. C’est aussi sous ce régime que des cas sérieux de conflit d’intérêt ont été relevés. Il a été rapporté à l’opinion sans que le pouvoir ne le démente que 100 véhicules « Prado » sont louées pour les hauts cadresde l’administration à hauteur de 150.000frs par véhicule le jour.

De même, les populations ont regardé, médusées, l’avion présidentiel que Yayi Boni avait acheté la veille de son départ du pouvoir. Les citoyens n’ont pas compris pourquoi cet avion a été retourné et que la location des avions pour les déplacements du chef de l’Etat ait été préférée à l’achat d’un avion. Pendant plus d’un an, les populations ont reproché au régime actuel, des nominations clandestines ainsi que des promotions de récompense en lieu et place des appels à candidature promis lors de la campagne. Toutes choses qui ont emmené certains observateurs à se demander si avec ce régime dit de la rupture, on a vraiment rompu avec des pratiques décriées sous les. régimes précédents.

Des observateurs restent confus lorsque le chef de l’Etat révoque un de ses ministres pour faute lourde rassurement et le rappelle quelques mois après comme son conseiller technique. Lorsque que parmi des partenaires politiques du chef de l’Etat qui se présentent comme tel, on recense des nombreuses personnalités citées dans des affaires et des scandales financiers, la question de certains observateurs reste celle de savoir si la rupture n’est pas pour les partisans  du nouveau départ, la perpétuation et l’accentuation des dérives administratives ?

Commentaires

Commentaires du site 7
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    j’invite tout le monde, les jennes en particulier à regarder autrement les choses et ne rien espérer de nos dirigeants car…

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    Ce Monsieur est pauvre en ressources intellectuelles pour diriger un pays. Bon à rien à ce poste.

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      GbetoMagnon Il y a 9 mois

      Je vais me faire l’avocat de celui qui est pour vous, dans l’absolu un peu vite le Diable.

      Quelle que soit les ressources intellectuelles du monsieur qui dirige le pays, il s’est entouré des ressources nécessaires si j’en juge par les parcours de ceux, qu’il a appelé pour exécuter sa politique.

      La question n’est donc pas là. Elle est plutôt, quelle politique est mise en oeuvre ?
      Quelle est la crédibilité de ceux qui sont sensés la contrôler ?

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        Gbeto M

        Qui a t’il appelé pour exécuter cette basse besogne ? Des noms, des noms, des noms, stp ?

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    Sonagnon Il y a 9 mois

    Avoir confiance à Patrice Talon pour lutter contre la corruption est faire preuve de naïveté.

    Lui même est le produit de la corruption, il ne peut en être autrement.

    Il est le béninois qui traîne le plus de casserole. Donc n’espérez rien de bon de lui dans ce secteur.

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    Honnêtement que pouvons attendre de Talon. Dans ses prises de paroles aucun enthousiasme, aucune conviction. Pour un Président de 2018, ayons la modestie de reconnaître que le Monsieur n’a pas les compétences pour diriger un pays. 
    J’ai en mémoire l’interview que lui a accordé mon frère et ami Kounde T ou notre Président disait que pour être réélu à un second manda, il faut avoir les grands électeurs avec soi,  les realisation du quinquennat ne sont déterminantes. On peut d’ailleurs ne rien faire avait il dit.