Bénin : Les académiciens se penchent sur l’utilité des huiles essentielles pour la santé

Bénin : Les académiciens se penchent sur l’utilité des huiles essentielles pour la santé

L’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (Ansalb), a organisé vendredi 23 février 2018 à la salle des professeurs de la faculté des sciences de la santé, son 8e vendredi.

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Occasion pour les académiciens de se pencher sur les huiles essentielles. Cinq universitaires ont été invités à présenter des communications afin d’éclairer les académiciens et le public sur les nombreux aspects de l’utilité des huiles essentielles pour le bien être de tous. « Les huiles essentielles du Bénin, un patrimoine naturel pour la santé et le bien être au service du vivant », tel est le thème du 8e vendredi de l’Ansalb.

Les vendredis de l’académie permettent aux académiciens de sortir de leurs laboratoires, amphithéâtres et bureaux, pour présenter les réflexions scientifiques sur un sujet d’intérêt public. Ce vendredi, l’Ansalb a choisi de se pencher sur l’importance des huiles essentielles. Une huile essentielle est une huile concentrée et hydrophobe des composés aromatiques volatils d’une plante. Selon l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), « une huile essentielle est un produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement par vapeur d’eau, soit par distillation sèche, ou encore par procédé mécanique approprié sans chauffage ».

Selon Joachim Djimon Gbenou, c’est un alicament. Présentant sa communication à propos des « Généralités sur les huiles essentielles de plantes aromatiques du Bénin », il a précisé que les « huiles essentielles sont produites dans les plantes aromatiques et à parfums par les cellules, les poches ou des canaux sécréteurs », et conclut que « de nombreux pays du nord comme du sud tirent de substantiels revenus du marché souvent très lucratif des huiles essentielles. Leur transformation locale et leur exportation peuvent contribuer au développement de nos pays ».

Sa communication a été suivie par celle du Dr Bénédicta Kpadonou Kpoviessi, sur « les propriétés antimicrobienne et anti mycobactérienne des huiles essentielles ». Dans sa communication, elle informe que 13 huiles essentielles « ont montré une activité antibactérienne intéressante, et sont bactéricides avec des concentrations minimales bactéricides inférieures à 1 ».

En concluant sa communication, elle a affirmé que « les huiles essentielles des plantes aromatiques du Bénin peuvent donc être utilisées dans la prise en charge de maladies comme la fièvre typhoïde, la méningite, l’endocardite, l’arthrite septique, la pneumonie, la diarrhée, les stomatites, les gastro-entérites, les vulvo-vaginites, les urétrites, les balanites, les furoncles, des infections urinaires, cutanées et nosocomiales, des abcès intracrâniens et l’ulcère de Buruli, dont ces germes sont responsables ».

La drépanocytose aussi…

La 3e communication concerne « les propriétés antiparasitaires et la cytotoxicité de certaines huiles essentielles du Bénin ». Présentée par Dr Dossou Salomé Kpoviessi, elle a permis de montrer qu’une trentaine d’huiles essentielles extraites de ces plantes sont testées in vitro pour leurs propriétés antiplasmodiales sur le Plasmodium falcipharum (responsable de la drépanocytose). Dr Amoussatou Sakirigui a parlé de « l’amélioration des propriétés biologiques des huiles essentielles, riches en composés carbonyles par hémisynthèse ».

Le clou de la soirée est la communication du Dr Judith Fifamin Ahounou, sur « les huiles essentielles de plantes aromatiques du Bénin et pathologies respiratoires ». En concluant sa communication, elle a précisé que « les huiles essentielles possèdent des propriétés anti-inflammatoires, antitussives et broncho relaxantes à des doses variées, et peuvent être conseillées dans le traitement de l’asthme d’effort ».

En concluant les travaux, le Pr Norbert M. Hounkonnou entouré d’éminences grises comme les Pr Hyppolite Agboton, Adrien Houanou, Michel Boko, a décidé qu’un vrai suivi du Vendredi des académies sera désormais fait. Sur proposition du Pr Houannou, l’académie a décidé d’élaborer et de mettre en œuvre un projet de préservation de la forêt de Niaouli, actuellement décimée. Une communication sera introduite en Conseil des ministres à cet effet. L’académie a aussi parlé de la nécessité de mise en œuvre d’un comité de codification. Le vendredi a pris fin par la délivrance d’attestation aux cinq communicateurs

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