Bénin : Pour une meilleure prise en charge des anémies

Bénin : Pour une meilleure prise en charge des anémies

Les spécialistes de la santé ont suivi une formation sur les pathologies hématologiques courantes. Cette initiative qui en est à sa quatrième édition, tient sa source des difficultés liées à la prise en charge des anémies dans les formations sanitaires.

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La salle des fêtes du Majestic de Cadjèhoun, a abrité cette formation du mercredi 21 au vendredi 24 février 2018, en présence de participants locaux, et d’autres venus de la sous-région. La quatrième édition de la formation en pathologies hématologiques courantes, a eu pour thème ‘’l’hémogramme’’. Elle vise à renforcer la capacité des participants pour la réalisation et l’utilisation des hémogrammes, les amener à s’approprier la conduite à tenir devant des anomalies des lignées érythrocytaires, leucocytaires, plaquettaires.

Les médecins généralistes ou spécialistes, les médecins points focaux de la transfusion sanguine, les biotechnologistes des formations sanitaires publiques, privées et confessionnelles bénéficiaires de la formation, ont vu leur capacité renforcée en vue de mettre en œuvre les étapes indispensables à la réalisation, la démarche nécessaire à l’interprétation et l’exploitation des résultats de cet examen usuel et incontournable qu’est l’hémogramme. La formation sur les pathologies hématologiques courantes est initiée à la suite d’une étude réalisée à Cotonou en 2011, qui montrait les faiblesses dans la prise en charge des anémies et la gestion des produits sanguins labiles.

« L’urgence de l’instauration de cette formation annuelle tient aussi au fait qu’au Bénin, comme certainement dans certains pays de la sous-région, les anémies constituent la deuxième cause d’hospitalisation avec 7,9% des cas, derrière le paludisme en tête avec 20,1%. Chez les enfants, ces deux pathologies représentent à elles seules plus de la moitié des cas d’hospitalisation », a indiqué le Directeur de l’Agence nationale de la transfusion sanguine, le professeur Ludovic Anani.

Il a également précisé que pour permettre une meilleure prise en charge des pathologies favorisant la survenue des anémies, l’Ants en collaboration avec la Faculté des sciences de la santé à travers ses unités d’hématologie fondamentale et clinique, a initié ce cours de renforcement des capacités afin de mieux outiller les médecins et d’assurer une utilisation plus rationnelle des produits sanguins labiles.

Une activité qui s’inscrit dans une démarche intégrée, pour la mise en œuvre de l’arrêté n°0447/MS/DC/SGM/CTJ/ANTS/SA du 15 octobre 2012, portant condition d’utilisation du sang et des dérivés sanguins dans les formations sanitaires publiques et privées du Bénin. C’est la seule façon pour le sous-secteur de la transfusion sanguine de jouer sa partition dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, et de contribuer ainsi à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, a souligné le directeur de cabinet du ministre de la santé, Dr Lucien Toko

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