Syrie : la charge d’Erdogan contre les USA

Syrie : la charge d’Erdogan contre les USA

Au cours d'une réunion parlementaire, le président Erdogan a été très virulent face à la politique américaine menée en Syrie.

Turquie : Erdogan se moque de Bruxelles

La guerre en Syrie continue de faire énormément parler. En effet, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, vient récemment d’annoncer devant le groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement turc, que la présence américaine sur le sol syrien malgré la victoire sur l’État islamique, n’aura pour but, que de déstabiliser la Turquie, la Russie et l’Iran.

Interrogé à ce sujet, Mehmet Metiner député du Parti au pouvoir, est revenu sur le discours du président. Dans un premier temps, celui-ci s’est désolé que les États-Unis utilisent le prétexte de la lutte contre Daech afin de livrer des armes au PKK, une branche syrienne du parti des travailleurs du Kurdistan, branche qualifiée de terroristes par les autorités turques. Forcément, l’annonce de créer un camp d’entraînement gérée par l’armée américaine dans la région avec pour principaux membres, ceux du PKK, n’arrange en rien la situation. En effet, la Turquie a tout simplement peur que ce parti se transforme tout simplement, en armée. D’ailleurs, selon lui, ces milices kurdes auront bientôt la possibilité de créer leurs propres « États ».

Le second point soulevé par le parlementaire, concerne la présence russe en Syrie. En effet, l’importance de l’armée russe ainsi que son engagement avec l’Iran et la Turquie ne vont pas de pair avec les intérêts américains. Face à cela, Erdogan à d’ailleurs appeler le trident à rester ferme sur ses positions, rappelant au passage que l’opération menée à Afrine n’a pas pour but d’implanté les forces turques en Syrie, mais simplement d’éliminer les membres du PKK. Cela ne nuit d’ailleurs en rien à l’Iran ou encore à la Russie qui a simplement déclaré suivre la situation avec attention.

En somme, les forces américaines tentent visiblement de renforcer leurs positions dans la région en utilisant certaines puissances locales tandis que des pays comme la Russie, l’Iran et la Turquie exercent visiblement un contrepoids nocifs aux activités américaines.

Commentaires

Commentaires du site 0