Syrie : une société française accusée d’avoir financé les terroristes

Syrie : une société française accusée d’avoir financé les terroristesPhoto : Afp

La société française Lafarge, est accusée par la justice française d'avoir collaboré avec l'Etat Islamique. Des informations confirmées par d'anciens directeurs

Affaire Benalla en France : Des manifestations pour faire pression sur Macron

L’entreprise française Lafarge, vient effectivement d’être inculpée par la justice française pour avoir financé une entreprise terroriste, mettant également la vie des dizaines d’employés travaillant à Lafarge Cement Syria (la filiale syrienne) en danger en ayant décidé de violer l’embargo mis en place par la France, se rendant finalement complice de « crimes contre l’humanité ». Au titre de personne morale, l’entreprise a finalement été placée en contrôle judiciaire et a été obligée par la justice de payer une caution de 30 millions d’euros.

Des informations confirmées en interne

Selon certaines informations, la société aurait en fait passé plusieurs accords avec Abou Bakr Al-Baghdadi, l’organisateur des attentats les plus meurtriers que la France ait connu, et ce, dans le but de faire tourner son usine afin de ne pas perdre d’argent. Lafarge aurait également payé des laissez-passer pour ses employés tout en se procurant du pétrole de manière assez douteuse, en profitant de faux contrats de consulting auprès de Daesh qui contrôlait alors toutes les réserves du pays. Une information confirmée par Bruno Jolibois, le directeur de l’usine syrienne de Jalabiya.

L’ancien directeur de la succursale syrienne, Bruno Pescheux, avait lui, confirmé que la société versait tous les mois, entre 80 et 100,000 dollars américains par mois à un intermédiaire qui répartissait ensuite ces sommes à plusieurs organisations terroristes. Sur ces 100,000 dollars américains, 20,000 finissaient dans les poches de l’État islamique. En tout, le groupe aurait versé pas moins de 13 millions de dollars entre 2011 et 2015 dans le seul et unique but de permettre à son activité de Jalabiya de continuer à tourner.

Bien entendu, la direction de Lafarge, qui a depuis fusionné avec Holcim, a décidé de monter au créneau afin de se défendre de telles accusations. Selon les décideurs de la société, personne n’était véritablement au courant de ces agissements et dès que le scandale a éclaté, ceux-ci ont immédiatement pris des mesures adéquates. D’ailleurs, le président du conseil d’administration de Lafarge Holcim a récemment déclaré qu’aucune des personnes aujourd’hui en examen, ne travaille dans l’entreprise.

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Tchité Il y a 2 mois

    Secret de polichinelle. L’Afrique est un terrain ou fleurissent ces “entreprises” Francaises dans leurs sales besognes.