En visite au Bénin, la ministre Laura Flessel s’engage à accompagner l’escrime

En visite au Bénin, la ministre Laura Flessel s’engage à accompagner l’escrime

En visite de 48 heures au Bénin, la ministre des sports de la France est allée, ce samedi 28 juillet 2018 au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, pour échanger avec les jeunes escrimeurs béninois.

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La Fédération béninoise d’escrime a bien été honorer de recevoir la championne du monde de la discipline,  aujourd’hui ministre des sports français Laura Flessel. En effet, la ministre est allé encourager les jeunes escrimeurs béninois et l’équipe dirigeante de la Fédération béninoise d’escrime (Fbs) pour le travail qui se fait pour le développement de la discipline au Bénin. «L’objectif est de valoriser le sport partout, pour tous et tout au long de ma vie et surtout valoriser l’escrime», a indiqué la ministre des sports de la France Laura Flessel.

Elle a relevé que l’escrime est un très beau sport méconnu, peu médiatique, très esthétique mais qui a une jolie alchimie : de la rigueur, de la finesse, de l’anticipation. «C’est un jeu d’échec sur le cérébrale parce qu’il y a trop de combinaisons. On apprend toujours», a précisé la Guadeloupéenne. Elle a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux jeunes escrimeurs.

«Ne vous dites jamais j’ai tout compris.  Comme le golf, c’est une école de l’humilité parce qu’on a beau avoir la réponse, en face il y a de l’adversité qui peut aussi gérer la réponse et vous contrer. Tout ce que je peux vous souhaiter est d’avancer pas après pas, d’écouter vos coachs», a conseillé la championne olympique.

Pour elle, dans l’escrime il y a un rapport domineur-dominé et il faut accepter un jour d’être dominé pour être domineur le lendemain. « J’ai effectivement fait 20 ans au haut niveau. Mais avant de gagner, j’ai beaucoup perdu. Et c’est des milliards de touches et de répétitions», a fait savoir Laura Flessel. Elle a rappelé aux jeunes qu’ils ont le devoir  de faire le mieux possible chaque jour et d’avoir un équilibre pour gérer le professionnel et le sportif.

Tout heureux de cette visite, Jacques Okoumassou, président de la Fédération béninoise d’escrime a confié que cette très courte visite a permis de montrer aux escrimeurs béninois que l’escrime est un sport amateur. Selon lui, la première leçon c’est qu’à côté de la vie d’escrimeur, il y a une vie professionnelle. Et à partir de là «les gamins comprennent que nous faisons ce qu’il faut faire pour que l’escrime se développe sous les tropiques avec les moyens que nous avons à notre disposition». Pour sa part le ministre des Sports du Bénin Oswald Homéky a précisé que Laura Flessel a promis accompagner cette fédération au plan matériel, au plan personnel.

Un séjour satisfaisante

Cette visite à la Fédération béninoise d’escrime a mis fin aux activités de la ministre Laura Flessel au Bénin. Avant de quitter le stade Général Mathieu Kérékou,  elle a remercié que le but de sa visite au Bénin est de relancer la coopération entre le Bénin et la France par le prisme du sport. Et elle a vu cette jeunesse méritante qui dans les clubs et les associations a envie de pratiquer plus pour son bien-être, pour la cohésion sociale, pour l’insertion par le sport.

«On a échangé (avec son homologue béninois) sur les différents programmes. On a énormément de points communs. Donc, on va prendre le temps de penser à faire des actions concrètes. Nous allons prendre le temps d’écrire une feuille de route», a indiqué la ministre Laura Flessel.

Pour Oswald Homéky, ce qu’il y a retenir de cette visite, c’est que «nous avons reçu la ministre Laura Flessel dans notre pays et que sur plusieurs sujets nous sommes entièrement en phase. Nous avons exploré tous les domaines de coopération (échange de formateur,  partage d’expérience, compétences techniques, inclusion par le sport…)». Il a indiqué que la ministre a fait part de certains projets.

La première retombée concrète, selon Homéky, est que la ministre Flessel s’est engagé en mettant à la disposition du Bénin, dans plusieurs disciplines sportives, des compétences françaises pour venir faire la formation des formateurs béninois. Elle s’est ensuite engagé à accompagner le projet de classes sportives, d’associations sportives communales, d’académies départementales qui est un projet de détection, de promotion des talents au niveau national.

«C’est une visite très fructueuse et nous sommes  ravis», a conclu le ministre Oswald Homéky

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