France : après l’affaire Benalla, un proche de Macron dans la tourmente

France : après l’affaire Benalla, un proche de Macron dans la tourmentePhoto : FRANCOIS GUILLOT / AFP

En France, l'actuel secrétaire général de l'Élysée se retrouve dans la tourmente, accusé notamment de conflit d'intérêts à l'époque ou ce dernier travaillait pour le Port du Havre et la société MSC.

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Alexis Kohler, aujourd’hui chargé par la présidence de revoir, modifier et améliorer certaines pratiques de l’Élysée suite aux manquements ayant eu lieu à l’occasion de l’affaire Benalla, se retrouve dans la tourmente. En effet, selon certaines informations, l’actuel secrétaire général de l’Élysée aurait effectivement donné son accord en 2010 et 2011, concernant la mise en place de contrats entre l’armateur MSC – entreprise fondée par des cousins de sa mère – et le port du Havre, dont il était à l’époque, membre à part entière du conseil de surveillance.

Après l’affaire Benalla, l’affaire Kohler ?

Ce n’est pas la première fois que Kohler est pointé du doigt puisqu’il y a quelques mois, ce dernier était accusé de conflit d’intérêts au motif qu’il avait siégé au conseil d’administration de STX France, à partir de 2010, chantiers navals dont MSC était le principal client, avant de finalement rejoindre les rangs de l’armateur, en 2016. Révélée au mois de mai, cette affaire a provoqué un véritable tollé, une enquête du Parquet National Financier ayant même été ouverte afin de faire la lumière sur ces informations, tenant principalement à vérifier si les règles de la déontologie ont été respectées.

L’Élysée s’abstient de tout commentaire

De son côté, Kohler lui, a assuré s’être toujours tenu à l’écart des dossiers ou des débats lorsque, en tant que haut fonctionnaire, il a eu à faire à des dossiers concernant MSC. Or, Mediapart a publié lundi dernier, deux procès-verbaux émanant tout droit du conseil de surveillance de GPMH, le « Grand Port Maritime du Havre », conseil de surveillance auquel Alexis Kohler a siégé entre 2010 et 2012, en qualité de représentant de l’Agence des participations de l’État.

Au cours de deux réunions, Alexis Kohler aurait ainsi pris la parole, votant également en faveur de contrats liant le Grand Port du Havre et une filiale de l’armateur MSC. Des faits graves, d’autant plus que plusieurs anciens membres de ce conseil de surveillance ignoraient absolument tout du passif d’Alexis Kohler et donc, n’avaient jamais eu vent de ses liens avec MSC. Interrogé à ce sujet, l’Élysée n’a tenu à faire aucun commentaire.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    GbetoMagnon Il y a 4 mois

    La France mettra autant de temps à se débarrasser des mauvaises habitudes qu’avait prises sa classe politique, qu’elle y a passé depuis de GAULLE