USA : Donald Trump réduit (encore) le quota de réfugiés accueillis

USA : Donald Trump réduit (encore) le quota de réfugiés accueillis

Cette année encore, les américains ont décidé de réduire le quota concernant l'accueil des réfugiés. En 2019, il n'y aura ainsi que 30.000 places de disponibles, contre 45.000 l'an dernier et 85.000 en 2016.

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Pour la troisième année consécutive, l’administration Trump a annoncé vouloir réduire le nombre de réfugiés accueillis sur le sol américain. Une décision confirmée par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, à l’occasion d’un point presse qui fera date. En effet, ce dernier a annoncé qu’au cours de l’année budgétaire 2019, ils seront 30.000 réfugiés à se voir offrir une chance de rester aux États-Unis, contre 45.000 cette année et environ 85.000 en 2016.

Le chiffre le plus bas depuis 1980

Des chiffres qui ne reflètent toutefois pas la réalité puisque cette année, ils n’ont été que 21.000 à avoir été réinstallés aux États-Unis. Parmi les personnes concernées ? Les civils les plus vulnérables, à savoir, les personnes âgées, les veuves, mais également les personnes handicapées.

Ce programme de réinstallation concerne en fait les personnes « choisies » par les ONG présentes dans des camps de réfugiés, directement dans les pays concernés. Ce système est donc bien différent de la demande d’asile « classique », ou le gouvernement semble attendre plus de 280.000 nouvelles demandes l’an prochain.

Un chiffre assez haut, qui là encore, ne reflète pas totalement la réalité puisque seule une petite partie de ces 280.000 demandes arriveront à son terme. En effet, outre l’asile, les États-Unis offrent d’autres programmes de protection et d’assistance, résultat, certaines personnes y sont redirigées.

Les américains, en retrait face au défi de l’immigration

Toujours dans l’esprit d’« America First », Mike Pompeo a ensuite estimé que la priorité devait être donnée « à la sécurité et au bien-être des Américains ». Une annonce qui n’a finalement surpris personne puisque les organisations internationales semblaient s’attendre à ce genre de décision.

Dans son rapport publié la semaine dernière, l’International Crisis Group fustigeait le fait que les États-Unis décident de se substituer à leur rôle de pilier, dans une période ou le nombre de réfugiés atteint un chiffre-record. Au passage, l’ICG en profite pour tacler le président Trump qui voit en cette décision, une promesse tenue. En effet, la campagne de celui qui n’était alors qu’un simple candidat s’est axée sur la mise en place d’une politique anti-immigration particulièrement virulente.

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