Le troisième groupe automobile mondial traverse en ce moment une période assez difficile. Les affaires ne connaissent pas une chute mais la mise aux arrêts de Carlos Ghosn au Japon fait monter la tension entre Renault et Nissan, en partenariat depuis mars 1999. Le 19 novembre 2018, Carlos Ghosn, et Greg Kelly, respectivement président directeur général et directeur du développement de l’alliance, née en mars 1999 à la suite d’une période de difficultés financières pour Nissan, sont arrêtés et placés en garde à vue au Japon.                                                                                                    

Le motif de cette arrestation serait une fraude fiscale présumée et abus de biens d’entreprise, suite à une dénonciation de Nissan. Carlos Ghosn qui demeure le Pdg de l’alliance risque de passer plusieurs mois en prison avant d’être jugé. Il s’est déjà vu refuser une demande de mise en liberté provisoire. Pendant qu’il est relayé dans la presse ses conditions précaires de détention, ses anciens associés français et japonais ne s’entendent pas sur une certaine procédure.

Guerre de procédure

Une guerre de procédure oppose Renault, le constructeur français et Nissan, celui Japonais dans cette affaire qu’on pourrait nommer « Carlos Ghosn ». Si l’entreprise française ne se presse pas pour avoir le contenu de l’enquête diligentée sur cette affaire, les responsables de la partie japonaise par contre maintiennent une pression pour informer le conseil d’administration. Selon l’agence de presse britannique, la partie française s’oppose à la procédure japonaise car il lui revient d’informer ses administrateurs.

Pour le quotidien les Echos, seul le rapport complet de l’enquête japonaise intéresse les Français qui n’entendent pas se contenter du résumé pour statuer sur le sort de Carlos Ghosn. Mais en attendant l’administrateur référent Philippe Lagayette assurera la présidence du conseil d’administration, et Thierry Bolloré est promu directeur général délégué.

« A ce stade, le conseil n’est pas en mesure de se prononcer sur les éléments dont disposeraient Nissan et les autorités judiciaires japonaises à l’encontre de M. Ghosn. M. Ghosn, temporairement empêché, demeure Président-Directeur général » renseignait un communiqué.

4 Commentaires

  1. Quelle honte pour les descendants des samouraïs ! Humilier un homme de cette carrure, alors qu’il a sauver Nissan et Mitsubishi! Ou est la crédibilité! Après ça qui va leurs faire confiance?

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