Carlos Ghosn passera donc les fêtes de fin d’année, derrière les barreaux. En effet, l’ancien PDG de l’alliance Renaut-Nissan-Mitsubishi a vu sa garde à vue être prolongée.Carlos Ghosn restera donc derrière les barreaux, et ce, jusqu’au 1er janvier au moins. Une information confirmée par les médias locaux après que la justice nippone ait décidé de prolonger sa garde à vue. Un nouveau rebondissement dans cette saga judiciaire qui passionne les Japonais depuis le 19 novembre dernier.

Ghosn, derrière les barreaux jusqu’au 1er janvier 2019, au moins

En effet, ce jour-là, Ghosn atterrit du côté de Tokyo. Or, au même moment, les forces de l’ordre montent à bord de son jet privé. Celui-ci sera directement arrêté, placé en garde à vue puis en détention provisoire pour des soupçons de détournement de fonds, la justice le soupçonnant de ne pas avoir déclaré près de 38 millions d’euros de revenus au fisc. 

Alors qu’il aurait pu être libéré sous caution, le parquet a cependant décidé de le garder derrière les barreaux encore quelques jours. Cette décision de justice ne signifie toutefois pas que l’ancien patron de Nissan et Mitsubishi sera libéré au premier jour de 2019. En effet, pour les besoins de l’enquête, cette garde à vue peut, potentiellement, être prolongée de dix jours.

Ghosn, visé par deux autres chefs d’accusation

Aujourd’hui, Carlos Ghosn est également soupçonné d’avoir « failli à sa fonction de PDG et d’avoir causé un préjudice à Nissan ». En effet, selon la justice, ce dernier aurait perdu 1,85 milliard de yens, soit l’équivalent de 14,5 millions d’euros, à la société Nissan à l’occasion de la crise économique de 2008. Pour renflouer les caisses, il aurait alors demandé à un riche ami saoudien de se porter garant et de lui prêter cette même somme. Une accusation qu’il a récemment balayé d’un revers de la main, mais qui pourrait toutefois lui coûter cher. 

En effet, si la justice japonaise estime qu’il y a prescription au bout de sept ans pour de telles affaires, les voyages à l’étranger sont décomptés. Résultat, pour Ghosn qui ne passait qu’un tiers de son temps au Japon, un procès pourrait bel et bien avoir lieu. Enfin, il a également été mis en examen vendredi dernier pour « abus de confiance ».

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