En Tunisie, l’assassinat du président de l’Association des Ivoiriens de Tunisie a ravivé le ras-le-bol général de la communauté ivoirienne qui s’estime victime de racisme et de discrimination.Choc en Tunisie ou le président de l’Association des Ivoiriens de Tunisie a été assassiné dans la nuit de samedi à dimanche par une bande de malfaiteurs. Très connu et respecté, Falikou Coulibaly laisse donc derrière lui un grand vide et c’est bien à ce titre que des dizaines d’expatriés ont décidé d’entamer une marche afin de lui rendre hommage. En outre, ces derniers ont également demandé des comptes aux autorités locales, tout en dénonçant le racisme dont ils sont les victimes.

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Falikou Coulibaly, poignardé, il succombe à ses blessures

Agressé dans le quartier de la Soukra, en banlieue de Tunis, certains témoins assurent que Coulibaly aurait tenté de s’interposer dans le cadre d’une affaire de vol. D’autres témoignages font toutefois état d’un rapt qui aurait mal tourné. En effet, ses ravisseurs auraient tenté de lui dérober son téléphone, toutefois face à sa hargne, ces derniers l’auraient poignardé. Seule certitude, Falikou Coulibaly est décédé quelques instants plus tard, des suites de ses blessures.

Selon ses partisans, ce dernier aurait ainsi été victime de sa couleur de peau. En effet, selon eux, la communauté ivoirienne et plus généralement, noire, est trop souvent victime de discrimination sur le sol tunisien. L’annonce de sa mort a d’ailleurs été perçue comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Assurant être traités comme des « citoyens de seconde zone » la communauté ivoirienne en a ras-le-bol et souhaite que les choses évoluent. Difficulté d’obtenir un titre de séjour afin de résider et travailler en toute légalité, impossibilité de quitter la Tunisie sans avoir à s’acquitter de frais exorbitants, tous dénoncent certaines pratiques qui les empêche de se sentir pleinement épanoui.

La diaspora ivoirienne craque sous la pression raciste

Interrogé, Alexandre Diaoré, installé depuis trois ans en Tunisie, assure être fatigué de toutes ces tensions. Accusant les Tunisiens d’être « méchants » et de les étouffer aussi bien moralement que psychologiquement, ce dernier l’assure, « trop, c’est trop ». Même son de cloche chez Blanche, une jeune étudiante venue terminer son cursus du côté de Tunis. Assurant être victime de racisme, même au sein de l’école, la jeune femme confie être fatiguée, épuisée. 

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1 COMMENTAIRE

  1. Nous sommes ignorants, et bêtes. Alors que les Tunisiens, les Libanais, les Marocains etc viennent en Afrique noire pour trouver l’Eldorado, malheureusement pour les africains en Tunisie, Libye, au Maroc etc l’accueil qui leur soit réservé est le contraire. Quand on ne désire pas contrôler la démographie gallopante avec leur l’UA à la je m’en fiche! et quand on s’aperçoit qu’à nos jours encore que la Mauritanie continue son sale système d’esclavage c’est cela le résultat. Que la honte accable le visage de nos soi-disants présidents. 

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