Kemi Seba, le polémiste français d’origine béninoise fait les choux gras de la presse depuis quelques jours. Expulsé de la Côte d’Ivoire où il était en tournée pour sensibiliser sur le néocolonialisme, le patron de l’ONG Urgences panafricanistes a animé une conférence de presse ce jeudi 28 mars à Cotonou.

Il a promis de déposer une plainte contre l’Etat ivoirien et le ministre de l’intérieur béninois Sacca Lafia. « Lorsque partout où vous allez, il y a des milliers de gens un peu partout en Afrique qui suivent notre combat politique et que la seule réponse qu’on a à nous imposer pour nous contredire, ce sont des moyens coercitifs tels que les menaces ou les expulsions, il en va de notre devoir de marquer symboliquement notre refus » a déclaré le polémiste ce matin. En effet, après son expulsion de la Côte d’Ivoire vers le Bénin, Kémi Séba a été conduit à la Direction du Renseignement Territorial (DRT) à sa descente d’avion avant de rencontrer le ministre de l’intérieur béninois.

“Je n’ai pas peur de la prison”

Selon ses dires, Sacca Lafia aurait proféré des menaces contre lui. Des menaces de restriction de ses libertés s’il continue par gêner les partenaires économiques du pays. Contacté par BBC, le ministre de l’intérieur béninois réfute cette version des faits. Il dit avoir demandé à Kémi Séba de veiller à ce que ses activités ne créent pas de trouble à l’ordre public. L’activiste a déjà indiqué qu’il mènera ses actions  « avec encore plus de densité » dans tous les pays d’Afrique ayant en partage la langue française.

Il dit ne pas craindre la prison. Un milieu qu’il a déjà fréquenté plusieurs fois. « Moi à titre personnel je n’ai pas peur de la prison, je l’ai fait à plusieurs reprises et ça ne m’a pas empêché de ressortir plus fort à chaque fois » fait-il savoir. Le polémiste pourrait donc s’attirer d’autres ennuis dans l’avenir. Rappelons que la Côte d’Ivoire l’a expulsé parce qu’elle voyait en lui une menace à l’ordre public.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom