Inconnu des services de justice et âgé de 67 ans, un homme d’origine italienne a été reconnu coupable mercredi par le tribunal correctionnel de Créteil, d’avoir envoyé plusieurs courriers menaçants, à l’encontre du couple présidentiel. Il a été condamné à une amende 4.000 euros par la justice française.

Le parquet lui, préconisait une peine dite d’avertissement, réclamant ainsi une sanction de six mois de prison avec sursis et une amende de 1.500 euros. Reconnaissant les faits, ce dernier a ainsi confirmé être l’auteur de l’envoi de ces lettres. Père de famille et consultant reconnu dans le monde de la chimie, ce dernier a comparu libre. Impassible, stoïque et droit dans ces bottes, le prévenu n’a pas bougé lorsque les messages qu’il a pu envoyer ont été énoncés.

Des lettres violentes et insultantes à l’égard du couple Macron

« Nous allons te tuer », « prépare ta mort », « président pédale » ou même « Brigitte la vicieuse », des messages violents qui comportaient également de nombreuses insultes à caractère homophobe. Face à l’urgence de la situation, les tensions sociales et le passif terroriste en France, la sous-direction antiterroriste a très vite été autorisée à se saisir du dossier. Après enquête, les forces de l’ordre ont établi qu’une seule personne avait écrit ces lettres.

Des aveux et des remontrances

Signées du nom du médecin traitant du coupable, et de son voisin, un « ami de trente ans », ces lettres finiront donc par parler grâce à la suspicion de ce fameux ami. Appelant les forces de l’ordre, il leur fera part de ses soupçons qu’il porte à l’égard de celui qu’il considérait comme étant un proche. Très vite, c’est le couple qui sera placé en garde à vue, avant que la femme du prévenu ne reconnaisse l’écriture de son époux. Sous pression, ce dernier expliquera alors son geste en avançant les actions et les insultes du gouvernement français à l’égard des Italiens, qui étaient de trop pour lui.

Étonnée, la présidente lui rappellera alors qu’en cas de désaccord, il y a bien évidemment la possibilité d’écrire à l’Élysée, sans insulter, ni même menacer. Le prévenu assurera alors regretter ses actes, ajoutant qu’il avait agi sans avoir réfléchi aux conséquences de ses actes. Un point sur lequel son avocat appuiera, celui-ci plaidant pour un coup de colère très mal maîtriser.

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