C’est désormais un secret de polichinelle ! Le président de l’Assemblée a échoué dans le difficile exercice de trouver le consensus entre les partis politiques pour des élections législatives inclusives. La mission à lui confiée par le président de la République s’est révélée plus difficile que cela ne paraissait. La crise née de la publication par la CENA des deux partis créés récemment par les membres du gouvernement et les proches du président de la République comme étant les seuls en règle pour prendre part aux élections législatives est toujours aussi présente et les partis peinent à trouver un accord pour des élections incluant tous les parties et tendances politiques du pays.

Me Salami, avocat à la cour, professeur de droit à l’université d’Abomey Calavi et observateur attentif de la vie politique béninoise croit connaître les raisons de l’échec des pourparlers entre les partis de la mouvance présidentielle et les partis de l’opposition.

Les raisons de l’échec des négociations

Les raisons de l’échec des pourparlers sont multiples. D’abord, il y a eu une grave crise de confiance entre les deux tendances politiques. La méfiance était palpable et mouvanciers et opposants se sont regardés tout le long en chiens de faïence. Ensuite le président de l’assemblée nationale était mal vu comme médiateur par les opposants, attendu qu’il fait partie des députés qui ont voté les lois causes de la crise actuelle.

Il ne peut donc pas être à la fois juge et partie. Aussi le fait que la mouvance ait voulu faire porter le chapeau de la révision de la constitution à l’opposition a carrément mis un terme à l’espoir d’un consensus entre les deux tendances de partis politiques présents à l’assemblée nationale. Enfin, Me Salami estime que les opposants avaient trop d’exigences, bien qu’étant en position de faiblesse. Cette attitude radicale et assez exigeante de l’opposition n’a pas forcément facilité les choses.

8 Commentaires

  1. Ce Salami là commence par éprouver la FAIM et le désir de se rapprocher de la rivière. Il n’y a qu’une seule question à laquelle répondre pour tout comprendre: “A qui profite le crime?” A qui profite l’absence de consensus? Le camp du président Talon. On comprend tout. Je disais dès le début que l’appel du 6 Mars de Talon à l’assemblée pour trouver une solution était juste du dilatoire. Celui qui tient toutes les ficelles, c’est bien Talon. S’il était sincère et donnait des instructions à ses troupes, ç’aurait été vite fait et bien fait. Il est la base de tous les problèmes, et seul lui détient la solution.

    • Il n’y aucun doute par rapport au fait que Patrice TALON manoeuvre en coulisse.

      Nous avons vu KEREKOU résoudre des problèmes dans ce pays, il ne fait pas un double jeu.

      Un président, surtout s’il a la majorité comme TALON n’échoue pas dans la mise en oeuvre de sa volonté.
      Ce qui se déroule devant nous est la volonté de Patrice TALON. A moins que les heures à venir me démontrent le contraire.

  2. Il y a des jours où le Chef de l’Etat doit se sentir bien seul, quelque soit ce qu’on pense de son action depuis le début de son mandat.

    – Des membres de son gouvernement qui étale bêtises au micro de radios internationales en le contredisant,
    – Un Président d’Assemblée qui se fait chroniqueur de l’absence des uns, du délai de 48 H demandé par les autres pour faire des photocopies… et qui propose tout bonnement comme unique solution d’aggraver la situation (modification d’un article la Constitution).

    Des députés tdans un bel ensemble – toutes tendances confondus – égaux à eux même : en dessous de tout.

    Excusez ma trivialité : Qui a fo.u..t.u..u au Bénin des c… pareils ?

    Il est temps que le Chef de l’Etat se mette debout sur les freins et remette l’attelage dans l’axe de la route. Parce que là, le fossé n’est plus loin.

  3. Il y a une nette volonté de ne pas trouver le consensus.
    La recherche d’une solution politique à un problème quelque soit son acuité demande du sérieux et de la volonté.

    Peut on attendre du sérieux et de la volonté de ces mêmes membres du BMP qui sont à l’origine de la crise????

    Pour ma part, si Patrice TALON ne prend pas la décision d’organiser des élections inclusives comme lui même a souhaité, je crois que s’en est fini pour notre démocratie.
    Je n’ai aucune confiance à Patrice TALON. La solution doit venir de lui malheureusement.

    Nous attendons pour voir.

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