Entre les Démocrates et la Maison-Blanche, la fracture semble être réelle. Dimanche, l’opposition a par exemple accusé le président américain Donald Trump « d’incitation à la violence », en référence à un tweet posté par le chef de l’État dans lequel il associait la députée Ilhan Omar aux terribles images des attentats du 11 septembre dernier.

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Si la Maison-Blanche a tenté de calmer les esprits en assurant que jamais le président Trump n’avait mis en cause la députée dans son tweet, Nancy Pelosi a toutefois décidé de prendre une certaine série de mesures. Ainsi, celle-ci a demandé à la police du Capitole de renforcer la sécurité autour du domicile de l’élue, ainsi que de celle de sa famille et son équipe. En outre, les forces de l’ordre continueront à œuvrer afin d’assurer sa sécurité en ligne en continuant la surveillance des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Ilhan Omar, mise en rapport avec le 11 septembre 2001

Visiblement chamboulée, Nancy Pelosi a également invité le président Trump à retirer des réseaux sociaux la vidéo « dangereuse et irrespectueuse » qu’il a posté sur Twitter. « Les mots du président pèsent énormément et sa rhétorique haineuse et incendiaire crée un véritable danger » a-t-elle rappelé. Dans les faits, cette vidéo est un montage au cours duquel des propos tenus par l’élue démocrate sont associés aux images des tours jumelles, en feu. Il y a quelques semaines, Ilhan Omar a été accusée de minimiser les conséquences des attentats du 11 septembre, les plus meurtriers perpétrés aux États-Unis. En effet, celle-ci a assuré, au mois de mars dernier, face au Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), que ce CAIR a été fondé après que les musulmans américains aient commencé à perdre leurs libertés citoyennes. Fondée en 1994, l’organisation a vu ses effectifs doubler en 2001.

Les démocrates montent au créneau

La vidéo postée par le président américain a été regardée près de 9 millions de fois en l’espace de quelques heures, provoquant de fait, une véritable série de réactions. Si certains se sont rangés du côté du président Trump, d’autres en revanche, ont été très peiné de voir qu’un chef de l’État pouvait en arriver là. Alexandria Ocasio-Cortez par exemple, nouvelle star du parti Démocrate, a assuré que la vie de sa collègue était en danger, tandis qu’Elizabeth Warren, candidate à la primaire démocrate, a assuré que cette incitation à la haine et à la violence était répugnante et scandaleuse.

La Maison-Blanche elle, a souligné que le président Trump ne souhaitait le mal à aucune personne alors que la principale intéressée, a avoué avoir été très touchée par cette vague de soutien à laquelle elle ne s’attendait pas. « Personne – peu importe à quel point il est corrompu, incompétent ou vicieux – ne peut menacer mon amour inconditionnel pour l’Amérique », a-t-elle assuré.

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