L’Association nationale des guides indépendants et professionnels du Bénin (ANAGIP-Bénin) rend hommage à Fiacre Gbédji mort dans la Pendjari au Nord-Bénin. Elle exige que le gouvernement fasse lumière sur son assassinat et prenne des dispositions pour que cela ne se reproduise plus.

Fiacre Gbédji, «un guide exceptionnel, courageux, dévoué à sa profession qui a fait parler du Bénin au-delà de ses frontières». L’ANAGIP-Bénin, dans son communiqué en date du 13 mai 2019, pleure la mort de l’un des guides de tourisme les plus professionnels du Bénin qui s’en est allé dans le feu de l’action tel un martyr de leur cause commune, révéler le patrimoine touristique du Bénin.

L’association s’interroge entre autres, sur les circonstances de sa mort, les dispositions pour l’immortalisation de sa mémoire et invite le gouvernement à y répondre. Elle déplore également les communications médiatiques tendant à ternir l’image du Bénin à partir de ce crime. Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

 

Communiqué

 

Le 1er Mai 2019, un ambassadeur culturel est tombé au front laissant orpheline sa famille naturelle et celle professionnelle. C’est avec affliction que nous avons appris l’assassinat de notre confère Fiacre GBEDJI qui dans la noble cause de révéler le patrimoine touristique de notre pays s’en est allé dans le feu de l’action tel un martyr de notre cause commune.

L’Association Nationale de Guides Indépendants et Professionnels du Bénin (ANAGIP – Bénin) condamne cet acte ignoble que celui qui a fauché la vie à Fiacre GBEDJI, l’un des guides de tourisme les plus professionnels du Bénin. ANAGIP-Bénin salue la mémoire d’un guide exceptionnel, courageux, dévoué à sa profession qui a fait parler du Bénin au-delà de ses frontières. Nous, guides du Bénin présentons nos condoléances à la famille GBEDJI et compatissons à sa douleur. 

ANAGIP-Bénin se             réjouit de la        promptitude avec laquelle le Gouvernement du Bénin a réagi pour que les deux touristes disparus, Patrick PICQUE et Laurent LASSIMOUILLAS, soient retrouvés. C’est un grand soulagement pour ANAGIP-Bénin de les savoir vivants et désormais de retour dans leur pays où ils ont même eu l’honneur de rencontrer Son Excellence Emmanuel MACRON, Président de la République Française. 

ANAGIP-Bénin s’interroge alors sur le cas de Fiacre GBEDJI. Quel est le sort qui lui est réservé ? Patrick PICQUE et Laurent LASSIMOUILLAS ont-ils élucidé les circonstances de la mort de leur guide ? Le Gouvernement du Bénin a-t-il pris les dispositions nécessaires pour élucider ce crime odieux ? Qu’en est-il de l’immortalisation de la mémoire de son digne fils Fiacre GBEDJI ? Sera-t-il érigé en héro ? 

ANAGIP-Bénin exige qu’une enquête soit ouverte par les autorités béninoises pour faire la lumière sur ce crime. De plus, ANAGIP-Bénin exige des autorités béninoises de prendre toutes les dispositions pour que pareil crime ne se répète à l’avenir.

Depuis l’assassinat de Fiacre GBEDJI et l’enlèvement des deux touristes, ANAGIP-Bénin a constaté que le Bénin fait l’objet d’un lynchage médiatique tendant à le présenter comme un pays dangereux avec un taux élevé d’insécurité.  

ANAGIP-Bénin est surpris de cette présentation faite du Bénin par certains médias et tient à rectifier que le Bénin est un pays non seulement paisible mais aussi d’une grande hospitalité qui a une culture et une histoire très riche à faire découvrir au monde entier. Les nombreux attentats terroristes et tensions sociales subis par la France ces dernières années n’ont pas fait pour autant de Paris, une ville dangereuse et une zone rouge interdite aux visiteurs du monde. Paris demeure l’une des villes les plus visitées au monde. Il est donc incompréhensible et malveillant que l’assassinat de Fiacre GBEDJI soit utilisé pour ternir l’image du Bénin.  

Il est important que le Gouvernement du Bénin, le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports et l’Agence Nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme communiquent suffisamment afin que le monde sache que la peur, la violence et/ou l’insécurité ne font pas partie du quotidien béninois. 

A toi Fiacre GBEDJI, notre cher confrère, sache que tu n’as pas vécu inutilement. 

Tu as été et tu seras toujours un guide de tourisme émérite. 

Va en paix brave martyr ! 

ANAGIP-Bénin

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5 Commentaires

  1. Tout ceci dit, que mangeront ses enfants ce soir, demain, après demain???
    Après les bouche -parole et les kpèkpèros , on dit quoi?

  2. Hommage m.j erite a un guide professionnel qui aime don lays et son metier.
    Passons sur le lynchage mediatique car si ke Benin et kes beninois sint hospitaliers, nul ne veut visiter une autocratie ou le gouvernement prefere faire tirer sur ses citoyens que proteger ses frontieres.
    Malheureusement tant que nius aurons une as utocratie en developement, le Benin reculera dans les preferences des voyageurs qui ont le choix entre de multiple destinations
    Retournons a des pratiques democratiques et la destination Benin sera mieux prise oarce que plus sure et plus attractive!

  3. Hommage meritee a un guide professionnel ainant son netuer et son oays.
    Faisons l’economie de la prpagande gouvernenentale sur ke pretendu lynchage mediatique du Benin.
    Le Benin et les beninois sont hospitaliers, le gouvernement beninous est une autocratie incompetente qui prefere faire tirer sur ses citoyens que proteger nos frontieres.
    Qui veut visiter une sutocratie naissante ?
    Retourer a la democratie est ka condition du succes dans beaucoup de domaines y compris le tourisme.

  4. C’est bien, même si tard que ses confrères s’expriment publiquement.

    Il aurait été encore mieux qu’il interpellent aussi le Gouvernement sur l’absence d’hommage officiel de la part du plus haut sommet de l’Etat comme cela a été fait en France pour les héros morts au combat et les otages. Par ailleurs Quid du soutien qui sera accordé à sa famille.

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